À Toronto, le Roi Lion reprend son trône

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Vous l’avez peut-être entendu rugir. Une chose est sûre, il est bien de retour. Depuis mardi dernier et jusqu’au 15 juin, Le Roi Lion a établi son royaume au Princess of Wales Theatre à Toronto. Et il a quelqu’un à vous présenter.

Un portrait de lion sur fond jaune. Simple et efficace. Car il n’y a pas besoin d’en faire des tonnes pour que les gens le reconnaissent. Mercredi dernier, le Princess of Wales faisait salle pleine pour le retour du Lion King. Après New York, la comédie musicale la plus populaire au monde, dirigée par Julie Taymor, s’offre un duo de plus avec la Ville-Reine.

Une version fidèle à l’originale

Et quand les lumières s’éteignent, tous répondent à l’appel de Rafiki, comme propulsés vingt ans en arrière, au moment où le film de Disney sortait en salles. Mais non, vous n’êtes ni au cinéma, ni devant votre télé. Vous voilà en plein cœur de l’Afrique, qui vous invite à une célébration.

Vous n’y croyez pas? Il suffit de regarder autour de soi. Chants africains résonnent, tam-tams et percussions s’y ajoutent. Le soleil se lève, les lumières s’allument progressivement vers cette scène centrale, qui introduit ce grand classique: la naissance de Simba, fils de Mufasa et l’idée d’un «cycle de la vie».

Oiseaux, girafes, éléphants, zèbres… affluent de toutes parts du théâtre et répondent à l’invitation.

Tout en musique, le spectacle nous offre une adaptation plutôt fidèle à la version originale, jusqu’à la présence de cette petite souris, qui se balade au début du film et atterrit entre les pattes du méchant Scar, frère aux idées noires du roi. Joué par Patrick R. Brown, on le retrouve dans un impressionnant décor fait d’entrailles d’éléphants, accompagné de ses trois compères les hyènes, dont les rires stridents vous auraient presque manqué.

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On notera tout de même un changement fondamental par rapport au film: Rafiki, le vieux singe chaman, devient une femme. Interprétée par Brown Lindiwe Mkhize, l’on redécouvre ce personnage, toujours aussi déjanté, qui fait résonner une voix féminine et unificatrice dans le royaume.

Une mise en scène impressionnante

Et l’on redevient avec plaisir le partenaire de jeu de Simba et de son amie Nala, joués alternativement par les jeunes et touchants Jordan A. Hall et Nathaniel Logan Mcintyre, ainsi que Nya Cymone Carter et Tyrah Skye Odoms, dans leurs folles aventures, toujours contraires aux ordres, au grand désespoir de Zazu, l’oiseau drôle à ses dépens au service du Roi Mufasa.

Ce dernier, joué avec brio par L. Steven Taylor, qui porte sur lui une immense tête de lion couleur or, incarne avec brio la figure du roi, mais aussi du père, qui tente d’inculquer les valeurs de la vie à Simba, avant de disparaître tragiquement, piégé par Scar.

Cette scène, que l’on redoute dès le début, est aussi intense que dans vos vieux souvenirs. Elle marque l’arrivée d’un nouveau Simba, joué par le dynamique Jelany Remy, forcé à l’exil, qui croisera la route des hilarants Timon et Pumbaa, qu’on retrouve avec émotion sur ce bon vieux rythme d’Hakuna Matata. Ne tarderont pas les retrouvailles avec Nala, jouée par Nia Holloway, avant la fameuse reconquête du royaume.

Pendant près de trois heures, l’on part à la redécouverte de cette histoire qui n’a ni âges, ni frontières. L’on est surtout surpris par la beauté et la diversité des costumes, effets et décors, qui donnent tant de force à une histoire déjà baraquée. Et ce n’est sûrement pas la fin, pour un spectacle qui ne cesse de revenir. C’est peut-être un peu ça, le «cycle de la vie».

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