Des excuses pour les pensionnats

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Publié 31/05/2016 par l-express.ca

Le lundi 22 février dernier, les Franco-Ontariens ont reçu des excuses officielles du gouvernement de l’Ontario pour le Règlement 17 de 1912 qui interdisait l’enseignement en français.

Et c’est aussi un lundi, ce 30 mai, que la première ministre Kathleen Wynne a présenté aux Autochtones des excuses pour les brutalités commises dans les pensionnats et pour les séquelles durables que ces mauvais traitements ont causées à leurs cultures, communautés, familles et personnes.

Elle a présenté des excuses «pour les politiques et pratiques soutenues par les gouvernements de l’Ontario précédents et pour tout le mal qu’elles ont causé; pour le silence de la province devant les abus et les décès dans les pensionnats; et pour le fait que les pensionnats ne constituent qu’un exemple des injustices et abus systémiques et intergénérationnels qui ont été infligés aux communautés autochtones partout au Canada».

Le premier de 18 pensionnats en Ontario a ouvert ses portes en 1832 et le dernier a fermé il y a 25 ans, en 1991. Ils étaient fréquentés par des enfants de 5 à 14 ans.

L’Assemblée législative a voté à l’unanimité pour que l’on puisse y entendre des discours des chefs des partis d’opposition, de dirigeants autochtones et d’Andrew Wesley, survivant du pensionnat indien Ste. Anne qu’il a fréquenté dans sa jeunesse.

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Les excuses de la première ministre Wynne font partie de la réponse du gouvernement au rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada publié il y a un an.

«L’Ontario va de l’avant pour reconnaître l’un des chapitres les plus honteux de l’histoire canadienne et dire toute la vérité à la nouvelle génération à propos de notre histoire partagée.»

Le gouvernement provincial en a profité pour dévoiler un plan d’action qui veut poursuivre ce cheminement, et qui prévoit des investissements de plus de 250 millions $ sur trois ans dans de nouvelles initiatives dans cinq domaines: l’enseignement de l’histoire, les défis sociaux et économiques, la justice adaptée à la culture, la revitalisation culturelle, et le renouvellement des relations avec les peuples autochtones.

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