À la rencontre des arts africains de la scène

1er Festival International de Tambour et de Danse de Mississauga

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Publié 01/09/2009 par Annik Chalifour

Théâtre CanAfrique, organisme multi-arts incorporé en 2008, illustre la vision de sa fondatrice et directrice, Djoléï Justine Gogoua, visant l’opportunité de mettre en valeur la vaste diversité artistique ontarienne, reflet de notre nouvelle démographie. L’organisme voué à faire le pont culturel entre artistes d’ici et d’ailleurs, a organisé le 1er Festival International de Tambour et de Danse de Mississauga, samedi 28 août au Living Arts Center. À titre de marraine de l’événement, je dédie cet article aux 65 artistes, musiciens et danseurs de partout, qui ont partagé dans un climat d’inclusion artistique, les percussions et danses du monde africain.

«Théâtre CanAfrique, comme son nom l’indique, se veut l’espace artistique où les arts de la scène africains vont à la rencontre des arts d’ici, tout en gardant une ouverture sur le monde qui l’entoure», déclare Djoléï Justine Gogoua, instigatrice du Festival.

L’organisme a pour objectif, à travers l’organisation d’activités artistiques et éducatives, de contribuer à l’épanouissement de la communauté multiculturelle ontarienne.

Il vise aussi à aller à la rencontre des scènes régionales, nationales et internationales pour y représenter la multiple identité artistique de l’Ontario et du pays.

C’est dans cet esprit de rassemblement des arts et cultures d’ici et d’ailleurs, que l’idée de mettre sur pied le 1er Festival International de Tambour et de Danse de Mississauga a germé il y a quelques mois.

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Avec détermination et une certaine dose de témérité, la directrice de Théâtre CanAfrique, Djoléï Justine Gogoua, appuyée par le conseil d’administration et accompagnée de la coordonnatrice de projets, Maud Dufils, et de plusieurs bénévoles, a mis en branle le 1er Festival de Tambour et de Danse de Mississauga, grande aventure artistique multiculturelle et d’ampleur internationale.

Le Festival a été rendu possible grâce à l’appui de Patrimoine canadien, de La Fondation Trillium de l’Ontario, du Conseil des Arts de l’Ontario et du Collège Boréal. Sans oublier le soutien essentiel de nombre de partenaires de la communauté franco-torontoise qui ont assisté au cocktail d’ouverture du Festival, tenu jeudi 27 août au Living Arts Center.

Odette Gough de la télévision de Radio-Canada, était la maîtresse de cérémonie du mégaspectacle du Festival offert en soirée du 29 août, dans la salle RBC du Living Arts Center à Mississauga.

Diffuseur culturel

Le Festival a permis à une soixantaine d’artistes de faire connaître ou redécouvrir leurs multiples talents de percussionnistes, d’instrumentistes, de chanteurs et danseurs issus d’Afrique, démontrant la grande diversité des cultures africaines des régions de l’Ouest, du Centre, de l’Est, et de l’océan Indien. Plusieurs de ces artistes sont établis en Ontario.

Précédant le spectacle du soir, une série d’ateliers interactifs offerts à toute la famille au cours de l’après-midi de samedi dernier, a permis au public de se familiariser avec divers instruments et danses traditionnelles et contemporaines d’Afrique.

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Sans compter les kiosques d’un marché du monde, où le public pouvait admirer ou se procurer divers articles à caractère africain: instruments de musique, tenues traditionnelles, objets d’art.

Parmi les ateliers, figuraient les percussions et danses africaines de Jean Assamoa (Côte d’Ivoire), Tamsir Seck (griot du Sénégal); les danses malgaches de Kintana Gasy; les tambourinaires du Burundi avec Umurisho; les danses nigériannes de Sani Abu et Ijo Vudu; et la danseuse franco-ontarienne Marissa Clémence.

Plusieurs de ces artistes offrent des ateliers en milieu scolaire et communautaire annuellement dans la région de Toronto.

En offrant ce Festival international constitué d’un mégaspectacle laissant place à l’expression libre d’artistes d’ici et d’ailleurs, Théâtre CanAfrique a démontré son réel potentiel d’assumer le rôle de diffuseur culturel chargé d’assurer la promotion de nombre d’artistes matures et de la relève, provenant des multiples communautés francophones qui font partie de l’Ontario d’aujourd’hui.

Mégaspectacle multiculturel

La soirée du Festival se voulait divertissante, rassembleuse et valorisante.

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L’objectif de l’événement, tout en faisant mieux connaître une panoplie d’artistes issus de divers pays (Côte d’Ivoire, Sénégal, Madagascar, République Démocratique du Congo, Éthiopie, Burundi, Nigéria, Guinée), visait aussi à impliquer les communautés francophones, francophiles et anglophones évoluant dans les régions hautement multiculturelles que sont Peel-Halton et le grand Toronto.

L’artiste franco-ontarienne, Nathalie Nadon, faisait également partie de la distribution. L’événement a été marqué par la présence d’artistes connus de la communauté franco-torontoise et internationaux, dont Boni Gnahoré, maître des tambours de Côte d’Ivoire. Théâtre CanAfrique planifie de poursuivre le Festival annuellement.

J’ai été particulièrement touchée par l’esprit d’ouverture culturelle du Festival, permettant à l’ensemble des artistes d’y exposer à la fois leurs cultures traditionnelles et nouvelles à travers leurs percussions, chants et danses du terroir, imprégnés de leur identité d’origine, mais aussi ouverte à celle d’aujourd’hui.

«Ma vision artistique reflète qui je suis, un artiste né en Afrique, qui vit ici: une sorte de symbiose entre la culture africaine et canadienne», confie l’un deux.

Info: www.canafriquetheatre.org

Auteur

  • Annik Chalifour

    Chroniqueuse et journaliste à l-express.ca depuis 2008. Plusieurs reportages réalisés en Haïti sur le tourisme solidaire en appui à l’économie locale durable. Plus de 20 ans d'œuvre humanitaire. Formation de juriste.

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