Le prochain premier ministre du Québec, Paul St-Pierre Plamondon, est attendu au tournant par les francophones en situation minoritaire au Canada, qui espèrent collaborer avec son gouvernement pour faire entendre leur voix. Pour l’instant, sa solidarité envers ces communautés peine à se traduire en engagements politiques concrets.
Selon le professeur titulaire de science politique au Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta, Frédéric Boily, l’élection de Paul St-Pierre Plamondon aux commandes du gouvernement du Québec n’est «pas forcément» une bonne nouvelle pour les francophones.
Le chef du Parti québécois souhaite tenir un référendum sur la question de la séparation du Québec avec le Canada après le départ du président des États-Unis, Donald Trump.

«Cette élection remet la question du référendum au cœur de la dynamique politique entre le Québec et Ottawa. Du côté des francophones, ça crée davantage d’incertitudes et tout particulièrement, évidemment, pour les francophones albertains, où il y a déjà un processus référendaire en place.»
Frédéric Boily affirme que les questions séparatistes albertaine et québécoise ne sont de toute façon pas «deux mouvements qui marchent de front», et donc, constituent «deux problèmes différents pour le premier ministre canadien».


