Les infirmières de l’Ontario ont décidé de se tourner vers les tribunaux pour contester la loi qui leur interdit toute forme de grève pendant le processus de négociation.
L’Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario (ONA) a déposé une requête auprès de la Cour supérieure de justice de l’Ontario pour contester une loi de 1965 qui impose, selon le syndicat, «l’un des régimes de relations de travail les plus restrictifs au monde».

«Les infirmières et les professionnels de la santé du monde entier ont le droit de faire grève, alors que l’Ontario en est exclu. Nous constituons une anomalie. Nous réclamons simplement les droits constitutionnels dont jouissent tous les autres travailleurs syndiqués», a souligné la présidente provinciale du syndicat, Erin Ariss, en entrevue avec Le Droit.
La Loi sur l’arbitrage des conflits de travail dans les hôpitaux (LACTH) de l’Ontario interdit non seulement les grèves générales, mais aussi toute forme d’action syndicale.
L’avis de requête de l’Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario vise spécifiquement le procureur général de l’Ontario, le ministre du Travail, la ministre de la Santé et la ministre des Soins de longue durée.




