L’industrie musicale francophone vacille, mais ne rompt pas. Face à une myriade de défis, les entrepreneurs font preuve de créativité, avec des modèles d’affaires à contre-courant des écosystèmes dominants, ancrés dans leurs communautés.
Gérance d’artistes, agence de spectacles, maison de disques: les entreprises de l’industrie musicale francophone hors Québec se distinguent par leur polyvalence et leur capacité à s’adapter. C’est le constat dressé par une récente étude de l’Alliance nationale de l’industrie musicale (ANIM).
Bien qu’aux prises avec des contraintes bien particulières, comme l’éloignement géographique, des infrastructures limitées ou encore la difficulté à retenir la main-d’œuvre, ces entreprises développent des façons de faire plus souples et créatives, souvent éloignées des modèles d’affaires traditionnels que l’on trouve au Québec ou dans le Canada anglais.
Pratiques non visibles
«Ce qui m’a le plus surprise, c’est de voir la quantité de pratiques non visibles informelles, de l’entraide entre entreprises, la solidarité, la mutualisation de ressources, qui sont au cœur de ce qui permet aux entreprises de durer», décrit l’autrice de l’étude, Joëlle Bissonnette, professeure au Département de management de l’UQAM.

Ces pratiques se traduisent, entre autres, par le partage de réseaux, de contrats, de main-d’œuvre et un accompagnement bénévole de la relève, privilégiant ainsi la solidarité communautaire à la simple compétition commerciale.





