Le Franco-Ontarien Michel Thibodeau a fait valoir en Cour suprême ce 20 avril que toutes les administrations aéroportuaires doivent respecter leurs obligations en vertu de la Loi sur les Langues officielles. Sur le banc des accusés, l’aéroport de Saint-Jean défend que la Loi ne s’applique que dans certains cas.
La technicité du litige présenté devant les juges n’a pas volé la vedette au cœur du sujet: que les administrations des aéroports respectent leurs obligations linguistiques, même lorsqu’elles relèvent d’une autre loi. Dans ce cas-ci, il s’agit de la Loi relative aux cessions d’aéroports.
La tâche des juges de la Cour suprême sera d’identifier à quels types d’obligations sont soumis les aéroports privatisés dans les années 1990.

L’avocat de Michel Thibodeau, Me Nicolas Rouleau, a plaidé pour le maintien d’un niveau de droit qui respecte pleinement la Loi sur les langues officielles, malgré les assouplissements consentis lors de la privatisation.
En 2018, Michel Thibodeau a déposé six plaintes au Commissariat aux langues officielles (CLO) concernant l’absence ou la piètre qualité du français dans les communications en ligne de l’Administration aéroportuaire de St. John’s, à Terre-Neuve-et-Labrador.


