Qui est Christine Fréchette, la nouvelle première ministre du Québec?

Christine Fréchette
Christine Fréchette. Photo: Facebook
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Publié 13/04/2026 par François Bergeron

Les membres de la Coalition Avenir Québec (CAQ) ont élu dimanche Christine Fréchette pour succéder à François Legault à la direction du parti et, par le fait même, comme 33e première ministre de la province.

Analyste politique et administratrice de formation, députée de la rive Sud-Ouest de Montréal depuis 2022, elle a été ministre de l’Immigration et de la Francisation, puis «super ministre» de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie.

«Faux choix»

Dans une lutte entre l’économie et le nationalisme – les deux piliers de la CAQ créée en 2011 par François Legault comme «troisième voie» entre le Parti québécois et le Parti libéral – elle a défait l’ex-journaliste et ministre de l’Éducation, puis de l’Environnement, Bernard Drainville. Elle a obtenu près de 58% des 14 000 suffrages contre 42% pour son adversaire.

Les deux candidats, comme d’ailleurs l’ex-premier ministre François Legault, proviennent du PQ.

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Christine Fréchette est âgée de 56 ans. Elle est mariée au financier Guy Nadeau, vice-président chez Desjardins. Elle a un fils de 19 ans d’un mariage précédent avec l’entrepreneur et ancien député François Rebello.

La deuxième femme à accéder au poste de première ministre du Québec (après la péquiste Pauline Marois en 2012) a fait campagne contre les «faux choix» que représentent «l’économie ou l’identité», «l’environnement ou le développement», «l’émotion ou la raison». On peut tout avoir, selon elle.

Christine Fréchette
Christine Fréchette. Photo: Facebook

Leadership «réfléchi»

Offrant un leadership «réfléchi» (puisqu’on l’a parfois accusée de «trop consulter» avant de décider), elle se dit «pragmatique» et place le coût de la vie, l’accès aux soins de santé et le logement au sommet de ses priorités.

Elle prône aussi l’assouplissement des règles pour permettre à un plus grand nombre d’immigrants qualifiés de demeurer au Québec.

Mais puisqu’«on n’a pas à choisir» entre l’économie et le nationalisme, elle promet de défendre la langue française, la laïcité et l’égalité entre les femmes et les hommes.

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«C’est le printemps!»

«C’est le printemps!», a-t-elle lancé aux membres dimanche, promettant d’incarner le «renouveau» tout en bâtissant sur les réalisations de son prédécesseur.

Elle aura fort à faire, d’ici les élections générales d’octobre prochain, pour réorganiser le gouvernement et remettre sur les rails une CAQ devancée dans les sondages par le PQ de Paul St-Pierre-Plamondon, le PLQ de Charles Milliard, et même, à certains endroits, le Parti conservateur d’Éric Duhaime et la formation Québec solidaire de Ruba Ghazal et Sol Zanetti.

Dimanche, elle a accusé ses adversaires péquistes et libéraux de vouloir faire «reculer» le Québec en ramenant à l’avant-plan le débat entre souveraineté et fédéralisme.

Auteurs

  • François Bergeron

    Rédacteur en chef de l-express.ca. Plus de 40 ans d'expérience en journalisme et en édition de médias papier et numériques, en français et en anglais. Formation en sciences-politiques. Intéressé à toute l'actualité et aux grands enjeux modernes.

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