Les francophones d’origine asiatique en situation minoritaire demeurent peu visibles. Leurs parcours illustrent une francophonie plurielle, loin des représentations traditionnelles, au croisement de la légitimité linguistique, des stéréotypes et du sentiment d’appartenance.
Ahdithya Visweswaran a appris le français après le tamoul – une langue du Sud de l’Inde – et l’anglais.
Le Tamoul-Canadien et Franco-Albertain «d’adoption» considère que la langue ne se limite pas à une question d’origine ou de transmission familiale. Pour lui, l’importance de la diversité des origines et des identités en francophonie est insuffisamment reconnue.
La diversité est le fruit d’un cheminement personnel. «Le fait qu’on l’a appris comme troisième langue, ça ne fait pas qu’on est moins légitime comme francophone», croit-il.

La légitimité en murmure
Cette question de la légitimité linguistique revient fréquemment dans les témoignages des personnes avec qui Francopresse a discuté.





