L’année 2026 a commencé en lion par le coup de force américain au Venezuela, un autre clou dans le cercueil du «droit international» et du Conseil de sécurité des Nations Unies.
La capture du dictateur Nicolás Maduro, accusé par les Américains de «narcoterrorisme», ainsi que leur prise de «contrôle» du Venezuela pour un avenir indéfini, visent à aligner ce pays pétrolier sur les priorités stratégiques de Washington.
La puissance américaine sert ici à affirmer la domination américaine. C’est à la fois le moyen et la finalité. L’intervention au Venezuela a comme objectif de faire peur au monde – littéralement: tous les pays du monde, amis et ennemis – et de forcer tous les gouvernements à surveiller constamment si ce qu’il font est de nature à plaire ou déplaire à Trump.
Dans la cour d’école ou dans n’importe quel autre milieu, on appelle ça de l’intimidation, qui va habituellement de pair avec l’extorsion.
Sur la scène internationale, c’est ce qu’on a toujours nommé de la «realpolitik»: la reconnaissance que les intérêts des États, tels que définis par leur gouvernement du moment, priment sur toutes autres considérations légales ou morales.