De l’énergie à revendre pour les Chiclettes

Partagez
Tweetez
Envoyez

Publié 31/03/2015 par Estelle Bertrand

Californie, été 1947, les Chiclettes débarquent à Hollywood. Le 26 avril dernier, le trio vocal féminin et fantasque a fait s’enflammer l’hôtel Gladstone sur la rue Queen West.

Dès leur arrivée sur scène les éclats de rire commencent. Le ton est donné le spectacle sera plein d’humour. Pendant 90 minutes de show, les trois artistes se donnent à fond : chant, théâtre et danse, nous sommes plongés dans leurs aventures.

Établies à New York depuis quelques mois, les trois personnages originaires de Wawa en Ontario partent pour la Californie afin de tourner un film. Mais la réalité hollywoodienne est tout autre et les Chiclettes vont se battre pour pouvoir réellement participer au tournage.

Un piano et une contrebasse, il n’en faut pas plus pour accompagner les voix de Simone (Nathalie Nadon), Huguette (Julie Kim) et Vivie (Geneviève Cholette). C’est jazzy et ça swing. Entre chansons originales et standards américains qu’elles ont traduits et adaptés, les Chiclettes nous font nous trémousser sur nos chaises.

«Qu’est-ce qu’elles envoient comme énergie ces trois là! », «c’est vraiment amusant, ça donne envie de danser», ce sont les commentaires des spectateurs ravis, et c’est seulement l’entracte.

Publicité

Les trois chanteuses reviennent sur scène, chacune dans son personnage : Huguette «la chef de file», Simone «la pointilleuse» et Vivie la plus «loufoque» du groupe. Elles osent tout, parlent d’amour en chanson et jouent avec l’anglais et le français pour créer des quiproquos à mourir de rire.

Et les trois artistes savent se faire revendicatrices. À l’image de leurs personnages de femmes voulant se retrouver sur le devant de la scène, elles s’indignent de la dictature des magazines sur le corps des femmes. Et c’est encore en chanson qu’elles le font en clamant haut et fort «on fait la grève au trop parfait (…) il est temps de réécrire les chartres au féminin». Les applaudissements et les «Bravos» fusent dans la salle.

De Aznavour à Edith Piaf en passant par les claquettes de «Singin’in the rain», les Chiclettes auront finalement droit à leur «happy end» et le public aussi. Tout le monde est debout pour applaudir leur performance et prendre un cours de comédie musicale express.

En effet les trois chanteuses nous surprennent une dernière fois. Vivie en professeur de danse, Huguette au chant et Simone en coordinatrice. Ça donne une chorégraphie un peu bancale et des «choubi doua» en pagaille mais ça y est, nous aussi on est à Hollywood!

Auteur

Partagez
Tweetez
Envoyez
Publicité

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur