Yves Cormier lance la deuxième édition de son Dictionnaire du français acadien

Espérer, bailler, bourder, valdrague…

Yves Cormier et son Dictionnaire du français acadien. (Photo: Norbert LeBlanc, Le Courrier)


7 juillet 2018 à 10h00

Presque 20 ans après la première édition du Dictionnaire du français acadien, son auteur Yves Cormier récidive avec une deuxième édition, lancée le mois dernier. Une soixantaine d’Acadiens de la municipalité d’Argyle se sont rendus à l’événement au Musée des Acadiens des Pubnicos, en Nouvelle-Écosse.

Yves Cormier, originaire de Moncton au Nouveau-Brunswick, détient un doctorat de l’Université Sherbrooke. Il a enseigné les études françaises à l’Université Sainte-Anne en Nouvelle-Écosse et se spécialise dans les particularités linguistiques et historiques de l’Acadie.

On lui doit des ouvrages érudits comme Les aboiteaux en Acadie, hier et aujourd’hui, lauréat du prix France-Acadie en 1991, ou des écrits plus ludiques comme Grandir à Moncton. Le Dictionnaire du français acadien représente la culmination de plusieurs années de recherche.

Cette nouvelle édition, revue et augmentée, a été enrichie de suggestions de plusieurs usagers, a confirmé Yves Cormier. Elle s’attache à démontrer la vitalité actuelle de la langue, et qu’elle est loin de se résumer à une spécificité géolinguistique.

Le chercheur – qui souligne la grande contribution de Pascal Poirier, qui a complété le premier glossaire acadien au début du 20e siècle – avoue que «plusieurs personnes croient que l’utilisation des dictionnaires est réservée aux retraités»!

Par ailleurs, beaucoup de Français vivaient dans la ville d’Halifax et ont échappé à la Déportation, car ils s’identifiaient avec les huguenots de la France. Les Français qui ont été déportés étaient tous catholiques.

Il a rappelé que les premiers colons en Nouvelle-Écosse parlaient français, et qu’il est possible d’identifier certains mots de l’Acadie de 1604 et de certaines régions de la Louisiane à la diction d’aujourd’hui.

Espérer, bailler, arrimer, begou, bourder, tarve, valdrague et d’autres seraient des vieux mots acadiens, selon Yves Cormiers.

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