Y a-t-il un handicap pour se faire élire?

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Lorsque les citoyens et citoyennes ont à choisir une personne pour diriger leur province, y a-t-il un handicap particulier qui puisse miner une candidature? Le fait d’être noir ou gai par exemple? Un sondage mené au Québec par CROP en 2005 se révèle révélateur à ce sujet.

Huit ans passés, seulement 4% des Québécois s’opposaient à l’élection d’une femme première ministre. Un Noir? Cela posait problème à 9% des répondants. Un gai? Là, c’était non pour 11% des gens. Un anglophone avait-il des chances de devenir premier ministre? Peu probable, puisque cela constituait un sérieux handicap pour 35% des répondants.

Ces chiffres ont sans doute légèrement évolué au cours des dernières années. Donnent-ils néanmoins une idée de ce qui se passe en Ontario, en inversant la langue par exemple? Je dirais qu’on peut aisément parier qu’un francophone aurait peu de chances de devenir chef de parti, puis premier ministre ici.

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Je ne crois pas que ce soit en raison de la francité d’un individu, mais plutôt de sa notoriété politique. L’Ontario a eu plusieurs ministres franco-ontariens, mais aucun d’eux n’a dirigé le ministère de la Santé, de l’Éducation ou des Finances.

Nous avons présentement une lesbienne à la tête de la province, mais elle n’a pas été choisie par l’ensemble de l’électorat. Reste que Kathleen Wynne s’avère plus rassembleuse, à mon avis, que son prédécesseur (elle a réussi à faire adopter son budget en dépit de sa situation minoritaire en Chambre).

Je n’hésiterais pas à parier qu’elle sera plus qu’une note en bas de page dans les livres d’histoire.

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