Vous vous faites avoir!

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La hausse du dollar canadien depuis cinq ans a fait mal aux entreprises qui exportent, mais a permis à plusieurs autres sociétés d’acheter des produits à l’étranger, et ce bien évidemment à moindre coût.

En 2002, il fallait payer 1,50$ canadien pour chaque dollar américain affiché sur les produits venus des États-Unis. Aujourd’hui, ce même dollar américain vaut environ 1,08$ canadien.

Pour les commerçants chez nous, la progression du huard signifie que les produits importés ont coûté moins chers au cours des dernières années.

Et, en principe, cette évolution des choses aurait dû permettre aux détaillants d’abaisser leurs prix. Bien, ce n’est pas le cas, semble-t-il, selon l’économiste Douglas Porter, de la Banque de Montréal, dans une étude publiée la semaine dernière.

Pour appuyer ses dires, la BMO cite plusieurs exemples: Honda vend son modèle Accord 14% plus cher qu’aux États-Unis, alors que le dollar américain ne vaut que 8% de plus que le dollar canadien.

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Et puis, les libraires vendent le dernier tome des aventures de Harry Potter 27% plus cher que chez nos voisins américains. Il est clair qu’il est difficile pour un détaillant de baisser ses prix. Le commerçant préfère habituer ses clients à des prix plus élevés pour lui permettre de garder ou de gonfler ses marges de profits.

Le libre marché et l’ignorance de la très grande majorité des consommateurs quant à la fluctuation des devises permettent à certains détaillants de profiter de la situation et de conserver des prix plus élevés qu’ils ne le devraient.

Non seulement, vous payez plus cher que prévu, mais en plus, le taux d’inflation augmente, ce qui fait dire à la Banque du Canada qu’elle devra augmenter ses taux d’intérêt.

Parlant de taux d’intérêt…

Les taux hypothécaires ont grimpé, une fois de plus, la semaine dernière, pour atteindre un sommet en cinq ans. Les institutions financières ont bien vu que les taux obligataires sont en hausse aux États-Unis et que la banque centrale au pays se prépare à annoncer une hausse de son taux directeur, qui oriente les taux à court terme.

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Ainsi, les institutions augmentent leurs taux de 5 à 20 centièmes de point de pourcentage sur tous les termes. Le taux hypothécaire d’une durée de 5 ans, fixe, est à 7,44%.

Et puis, parlant de maisons…

Le marché de la revente résidentielle au Canada est en excellente santé. Selon l’Association canadienne de l’immeuble, le nombre de maisons revendues a dépassé pour la première fois la barre des 40 000 unités en mai au pays.

Et, depuis le 1er janvier, c’est plus de 165 000 maisons qui ont trouvé preneurs, de sorte qu’on se dirige vers une année record.

Le prix moyen de vente est aussi en hausse, à un niveau record, à 333 524$, en croissance de 10,2% par rapport au même mois en 2006. Des prix records ont été enregistré dans plusieurs grandes villes, dont Toronto, Montréal, Québec, Vancouver, Edmonton et Calgary.

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Papa en congé

Le régime fédéral de congés parentaux et les différents régimes provinciaux encouragent les papas à prendre un congé sabattique à la naissance de leur enfant ou lors d’adoption. Selon Statistique Canada, alors que 38% des pères se sont absentés du travail en 2001 pour congé parental, ils étaient 55% en 2006 au Canada.

Pour les mamans, le niveau de congé parental est toujours élevé et stable à 90%. De plus en plus, les employeurs doivent vivre avec une réalité toute simple: avoir un enfant n’est plus qu’une affaire de maman!

Gérald Fillion est journaliste spécialisé en économie à Radio-Canada. Consultez son carnet: www.radio-canada.ca/carnet.

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