Vos taux d’intérêt!

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Est-ce que la banque du Canada doit abaisser ses taux d’intérêt? C’est la question que plusieurs analystes se posent après la réduction draconienne des taux la semaine dernière aux États-Unis.

Selon les économistes de la Financière Banque Nationale, la banque centrale doit agir et doit baisser son taux directeur le 16 octobre, à sa prochaine réunion. En choisissant un recul de 50 points de base de son taux directeur, la Réserve fédérale américaine a lancé le signal que son économie ne va vraiment pas bien. Dans ce contexte, il ne faudrait pas s’étonner de voir le ralentissement américain se répercuter sur les exportations canadiennes.

Et c’est pour prévenir un choc désagréable à l’économie canadienne que la banque centrale à Ottawa pourrait être tentée à son tour d’abaisser son taux directeur. L’atteinte de la parité du dollar canadien avec le dollar américain est un autre facteur qui pourrait aussi pousser le gouverneur David Dodge à modifier sa politique monétaire. Les prix du baril de pétrole et des matières premières sont à des niveaux records. L’économie va relativement bien, dans son ensemble.

Et le Canada ne cesse de dégager depuis une décennie des surplus budgétaires. Tant et aussi longtemps que les investisseurs mondiaux vont croire à la force et au dynamisme de l’économie canadienne, le huard a des chances de s’envoler et d’atteindre son record ultime au 20e siècle: 1,0613 cents US, le 20 août 1957. Est-ce que la banque du Canada va laisser encore s’envoler le huard? Est-ce que la banque du Canada attendra des signaux plus clairs en provenance des États-Unis?

Vous n’en profitez pas…

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Ceux qui profitent de la hausse du dollar canadien, ce sont les importateurs et les détaillants. Ce sont eux qui se gardent une marge de profits et ce ne sont pas les consommateurs qui ont droit à des baisses de prix même si le dollar canadien ne cesse de gagner de la valeur.

Selon la BMO, un panier de produits au Canada coûte 24% plus cher que le même panier aux États-Unis.

Un professeur des HEC à Montréal, Louis Hébert, expert en stratégie d’entreprises, est d’avis que la concurrence dans le commerce de détail est moins vive au Canada, et c’est ce qui expliquerait en bonne partie la décision des détaillants de ne pas baisser les prix pour les consommateurs.

Au revoir Monsieur Sabia…

Alors que les actionnaires de BCE ont approuvé la vente de l’entreprise au fonds de retraite Teachers, le pdg de la plus grande société de télécommunications au Canada a annoncé qu’il allait bientôt quitter le navire.

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Michael Sabia va rentrer chez lui après que la transaction sera tout à fait conclue. Il a invité les actionnaires, en assemblée générale vendredi, à accepter la nouvelle structure de BCE.

Le 30 juin, BCE a annoncé sa vente au Régime de retraite des enseignants de l’Ontario Teachers, à la société Providence Equity Partners et au groupe Madison Dearborn Partners. La transaction est évaluée à 51,7 milliards de dollars.

Roots en Chine

Une première boutique Roots a ouvert ses portes à Pékin jeudi dernier, une boutique aux couleurs du Canada, le rouge et le blanc étant toujours bien en évidence. L’entreprise mise sur ce marché, où la classe moyenne ne cesse de prendre de l’expansion.

Roots prévoit lancer 90 magasins d’ici 2010 en Chine, plus de 200 boutiques en Asie au total. Autrement dit, les pays d’Asie deviendront bientôt un marché plus imposant pour Roots que l’Amérique du Nord, qui compte actuellement 130 boutiques.

Gérald Fillion est journaliste spécialisé en économie à Radio-Canada. Consultez son carnet: www.radio-canada.ca/carnet.

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