Vivre plus longtemps ou plus librement?

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«En liberté, les chimpanzés vivent entre 40 et 45 ans. Élevés en captivité, ils peuvent atteindre 60 ans.» (La Presse 07.05.06).

Objectivement, la protection des non-fumeurs aurait pu souffrir le désir premier du peuple: des aménagements raisonnables entre les deux espèces. La véritable intention serait apparemment de forcer les fumeurs à cesser leur activité caractéristique, pardon, je veux dire «les inciter».

Cette dé-normalisation, si elle fonctionne, aura des effets bénéfiques pour la santé publique, admettons. Mais cet objectif justifie-t-il une telle intrusion dans la vie des gens? Si on accepte le principe et que la loi n’est pas efficace, jusqu’où ira-t-on?

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Quand d’autres habitudes néfastes prendront le palmarès des «morts évitables», les dé-normalisera-t-on aussi? La malbouffe, les pique-niques arrosés (interdits en Ontario), la marijuana (pardon, ça c’est illégal partout), les promenades à vélo sans casque et la mayonnaise y passeront-ils?

Obligera-t-on les gens à faire de l’exercice, à manger une orange, prise de sang à l’appui? Leur dictera-t-on quand dormir?

On ne doit pas abdiquer à l’État le choix du tort ou du plaisir qu’on se cause à soi-même. N’est-ce pas l’une des principales prérogatives qui nous distingue encore d’un chimpanzé en cage?

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