Virée gastronomique congolaise au Ma Yvé Grill

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Un enseignant torontois originaire de la Belgique a tellement aimé la cuisine congolaise, après un séjour en République démocratique du Congo, qu’il a voulu renouveler l’expérience avec des collègues africains de son lieu de travail.

Or, ceux-ci ne sont pas plus informés que lui relativement à ce qui existe. Tenace, il cherche et trouve un petit coin discret dans l’immensité torontoise nommé Ma Yvé Grill.

C’est le nom d’un restaurant niché au 1980 Rosefield Road à Pickering, que les amoureux de la cuisine congolaise devraient connaître.

L’art des mamans

«Nous voulions faire manger africain aux Africains», explique la proprio, Yvette Kavungu – Ma Yvé pour tout le monde. «C’est une cuisine préparée à la façon de nos mamans, avec les ingrédients nécessaires pour retrouver la saveur du terroir».

Elle ajoute qu’il faut réserver au moins deux heures à l’avance pour apprêter tout ce qu’il faut et que ce soit frais. En effet, la réputation de Ma Yvé Grill tient d’abord à ce qui est offert aux clients: qualité de la nourriture, qualité du service et propreté du cadre.

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Un menu très varié comprend, entre autres, du fumbwa, feuilles de liane préparées avec la sauce d’arachide, particulièrement prisé dans les deux Congos.

On trouve également du Mabumu (tripes de chèvre ou de mouton), du Madesu (haricot blanc au poisson salé), du Makayabu (poisson salé à la sauce tomate) et du saka-saka, cette sauce à base de feuilles de manioc, de pâte d’arachide et de poisson.

Tous ces délices s’accompagnent de la pâte de semoule (foufou), du riz, du plantain ou du chikwangue (pain de manioc moulé dans une feuille de bananier puis cuit à l’eau). Piment à volonté pour les estomacs aguerris!
Des spécialités culinaires d’autres pays africains peuvent être servies, à la demande.

Pour tous les goûts

Le menu, du reste, n’est pas exclusivement africain. Ma Yvé a expliqué que pour répondre aux besoins des communautés non africaines et surtout des enfants, il fallait y ajouter les incontournables burgers, cuisses de poulets frits, barbecue de bœuf, pommes de terres frites, entre autres aliments typiquement nord-américains.

La demande est allée à la hausse au fil du temps, grâce au procédé bien africain du bouche-à-oreille. Lors de notre visite, on a pu ainsi observer des mouvements de personnes venues prendre leurs commandes pour déjeuner avec des amis ou pour une célébration quelconque.

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Dans cette entreprise, Mme Kavungu dit avoir été encouragée par sa famille, ses amis, et maintenant, par une clientèle plus diversifiée.

Pour que cette aventure puisse continuer de prospérer, toutes les communautés peuvent y apporter leur petite pierre. Faire un petit voyage de découverte du «comment mange l’autre avec qui je vis tous les jours» est une autre façon de mieux se connaître.

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