Une semaine comme à l’OMC

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«L’OMC (Organisation mondiale du commerce) est née de négociations, et tout ce qu’elle fait est le résultat de négociations.» C’est une chose dont quatre étudiants du Collège Glendon ont pu se rendre compte par eux-mêmes.

Début avril, Kevin Ladouceur, Alex Turcotte, Rochelle Atizado, et Jenny David se sont envolés pour la Suisse afin d’enfiler les chaussures de véritables négociateurs de l’OMC. Un genre de simulation qui leur a permis de vivre le quotidien de l’organisation de plus près, le temps d’une semaine.

À l’ère de la mondialisation, être un négociateur de l’OMC n’est pas de tout repos. Chaque année, pendant une semaine, l’association suisse Oikos, qui sensibilise au thème du développement durable et des affaires, organise une semaine d’immersion pour familiariser les étudiants à des problématiques importantes et d’ordre international.

Plusieurs jeunes sélectionnés dans le monde entier se sont ainsi rejoints à l’Université de Saint Gallen, dans le nord de la Suisse. Et parmi eux, quatre jeunes francophones venus de Toronto.

L’art de négocier

«Nous avons eu la chance de faire le même travail que fait l’OMC», raconte Kevin Ladouceur, étudiant en maîtrise d’affaires publiques et internationales au collège Glendon. «Ce sont des négociations très importantes qui impliquent la majorité des pays du monde, entre les pays développés et en développement. »

Pendant les quatre premiers jours, ces derniers ont ainsi pu prendre part au processus de négociation. Ils ont été répartis dans des groupes représentant 10 pays et leurs problématiques. Chaque personne rejoint ainsi l’un des cinq comités thématiques de l’OMC, composés de dix négociateurs représentant les dix pays, pour discuter et donner leur opinion sur des questions commerciales, économiques, environnementales… et aboutir à une proposition finale.

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«Ce qui est unique dans cette organisation est que, pour chaque accord, chaque pays vote et donne son opinion. Ça marche sur le consensus, la négociation diplomatique est au cœur de l’organisation», explique Kevin Ladouceur.

Parvenir à un consensus

Ils ont ensuite pris la route pour Genève, et ont eu l’opportunité de pénétrer dans les locaux officiels de l’OMC et de voter pour chaque proposition, comme le feraient les négociateurs de l’OMC. Un peu comme l’originale, ces derniers ne sont pas toujours parvenus à un accord, mais ont pu voter pour des idées parfois novatrices. «Nous avons par exemple voté pour que l’ensemble des pays membres ait l’obligation de mettre à jour leurs règlements sanitaires sur Internet et les rendre accessibles, ce qui n’est pas le cas pour le moment», précise Kevin.

«Cette expérience nous a démontré que ce que nous faisions était important. Nous avons eu plusieurs retours de spécialistes, qui nous ont expliqué ce qui était bien, novateur, réalisable ou non», explique Kévin.

«La plupart d’entre nous ne sont pas forcément spécialistes en commerce international, c’était un très bon exercice en négociation et en commerce, et ça nous a permis de rencontrer du monde.»

Les quatre étudiants, passionnés à l’international, ne comptent pas s’arrêter là: ils s’envolent chacun étudier en Suisse, à Singapour et en Inde dès l’année prochaine.

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