Une première école secondaire publique francophone à Windsor

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Publié 31/10/2006 par Yann Buxeda

La semaine dernière, le conseil municipal de Windsor a donné son feu vert à l’acquisition du parc Supérieur par le Conseil scolaire public du Centre-Sud-Ouest (CSDCSO). Une adoption de la proposition du CSDCSO par huit voix contre deux qui devrait permettre à Windsor d’accueillir la première école secondaire publique de langue française sur son territoire.

Après trois années de démarches répétées auprès des autorités municipales, le CSDCSO a enfin réussi à obtenir gain de cause. Dans le cadre d’un échange de terrain avec la municipalité, le conseil scolaire public francophone a récupéré la partie sud du parc Supérieur et devrait y construire une école entourée d’aires de jeu dans les années à venir.

Un édifice qui devrait combler un grand vide dans la région, puisque ce sera la première école secondaire de langue française de la ville. Selon toute attente, la décision du conseil municipal de Windsor a été chaleureusement accueillie par le président du Conseil scolaire public, Me Ronald Marion: «Cette décision vient couronner trois ans d’efforts visant à permettre à nos jeunes de poursuivre leurs études secondaires en français dans une école publique.»

Un avis relayé par les élèves d’écoles élémentaires, comme le soutient Cassandra Kenny qui étudie en 6e année à l’école élémentaire L’Envolée de Windsor: «Comme je le disais aux conseillers municipaux lors de mon allocution, mes amis et moi allons pouvoir poursuivre nos études et obtenir notre diplôme d’études secondaires dans une école publique de langue française. C’est génial. J’ai bien hâte d’accueillir tout le monde lors de l’inauguration de la nouvelle école en septembre 2008.»

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Mais cette décision ne fait pas que des heureux, puisqu’une dizaine de riverains ont déjà exprimé leur inquiétude quant à la préservation de leur tranquillité.

Des voix que Ronald Marion affirme avoir bien entendues, et avec lesquelles il compte composer pour satisfaire tout le monde: «Il est presque impossible de procéder à des changements sans créer des remous, mais nous demeurons flexibles et tiendrons compte des besoins de nos futurs voisins afin de dissiper leurs inquiétudes.»

Reste à savoir si cette attention portée à leurs revendications fera l’objet d’une table ronde ou d’une simple relation par écrit. Une chose est certaine, la ville de Windsor proposera enfin aux jeunes élèves la possibilité de continuer leur apprentissage en français.

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