Une première boîte de nuit africaine

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Tiger ou le 414, comme beaucoup finiront par l’appeler, est le nouveau QG de la communauté africaine de Toronto. Depuis le samedi 23 mai, la première boîte de nuit africaine francophone a ouvert la piste à la grande demande qui ne cessait de croître. L’homme derrière ce projet s’appelle DJ Moussa ou Moussa Kanté de son vrai nom.

«Beaucoup sont arrivés tard, c’est vrai. Mais au final, c’était vraiment bien, la salle était pleine avec près de 120 personnes. On a même dû refuser l’entrée à plusieurs», déclare DJ Moussa avec soulagement. Ce soir là, la foule était plus que mélangée, francophones et anglophones se départageaient entre 60 % et 40 % respectivement.

«C’est génial de voir qu’on n’est pas fermé uniquement aux francophones et qu’il y a moyen de croiser aussi des anglophones», déclare Gisèle, une cliente.

Tiger, africaine les samedis donc, est une boîte située dans un sous-sol. Décorée avec suffisamment de goût, ses murs verts foncés entourent une piste au carrelage blanc et noir. Samedi, son DJ y a joué de la musique pour tous les groupes. «Comme on avait des gens de partout, j’ai passé de la musique de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, de l’Afrique du Sud et quelques fois de la Somalie», explique-t-il. Le zouk en grande partie était accompagné de reggae, hip hop, R’n’B et même de salsa.

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Un choix musical suffisamment varié pour enchanter la grande majorité des personnes présentes. «Chacun y a trouvé son compte. C’était très mélangé et le plus important est qu’on ait passé une soirée extra, vivement samedi prochain», déclarent Bijou et Cathy.

«La communauté africaine est très importante à Toronto. Il y avait une grande demande d’un endroit comme celui-là», déclare l’initiateur des soirées du samedi, DJ moussa.

En Ontario, on dénombre plus de 31 % de francophones originaires d’Afrique dont une grande partie vit dans la métropole. DJ Moussa originaire de la Côte d’Ivoire a toujours eu une passion pour la musique.

«Je travaille dans le milieu des finances, mais j’ai toujours aimé faire le disc jockey sur le côté. Il y a un an et demi, c’était moi qui animait les soirées du Faubourg que certains ont connu mais qui a fermé aujourd’hui», rappelle-t-il. La diversité des genres musicaux, la grande attente de la communauté africaine et l’ouverture aux autres promettent à Tiger le début d’un long safari couronné de succès.

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