Une plateforme pour recruter des bénévoles

Maison des femmes et Oasis

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«Le bénévolat a toujours été le nerf de la guerre», déclare Isabelle Garcia. Chargée de son développement auprès de la Maison d’hébergement des femmes francophones et d’Oasis, la jeune femme inaugure une plateforme de ressources appelée Bénévolat responsable. Ce projet de collaboration réunit les deux structures qui font face à un besoin permanent de volontaires, hommes comme femmes.

«En matière sociale, les financements sont très réduits», commente Isabelle Garcia. «Soutenir une femme anglophone et francophone, c’est différent. C’est plus cher pour les francophones car la communauté est petite.»

Les volontaires permettent donc de mener des actions et de venir en aide aux femmes francophones. «Ce n’est pas parce que c’est cher qu’on ne doit pas offrir des services», s’exclame Isabelle Garcia.

Mais demander la disponibilité des autres n’est pas toujours évident. «Le principal enjeu est de fidéliser les bénévoles. Nous avons besoin d’engagement. L’idée est aussi de les responsabiliser et de les mettre au courant de l’enjeu sociétal.»

La sensibilisation et la formation sont ainsi obligatoires avant de s’engager, permettant notamment de «reconnaître les violences», précise Isabelle Garcia.

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Seize jours d’activisme

A l’occasion du lancement de Bénévolat responsable, les deux structures organisent un cocktail vendredi 27 novembre à l’Alliance française de Toronto. Partenaires, volontaires et professionnels du secteur seront présents.

«Toute action est aussi l’occasion de devenir visible auprès des femmes victimes de violence», complète Isabelle Garcia.

Ce cocktail s’inscrit dans le cadre de seize jours d’activisme contre la violence faite aux femmes. Les autres événements – débats, films, etc. – seront surtout organisés en interne auprès des femmes.

La Maison pour femmes francophones, ouverte depuis 2013, se définit comme un hébergement sécuritaire où les femmes francophones, et leurs enfants, victimes de violences conjugale et familiale, reçoivent appui et soutien. La prise en charge est en moyenne de 90 jours.

«Depuis sa création, une centaine de femmes ont été accueillies», indique Isabelle Garcia.

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De son côté, Oasis Centre des femmes ne fournit pas de solutions d’hébergement mais outille les femmes francophones du Grand Toronto touchées par la violence pour améliorer leur situation et devenir autonomes.

Si le bénévolat requiert du temps, de l’engagement et de la responsabilité, chacun peut être attentif aux femmes qui les entourent. «Personne n’est à l’abri», indique Adama Touré, coordinatrice des programmes. «L’estime de soi, les peurs irraisonnées, les disputes sont quelques uns des signes possibles. Il suffit d’un geste pour que les conséquences soient désastreuses.»

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