Une longue période électorale qui va coûter cher aux contribuables

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La campagne électorale pour les élections fédérales a été officiellement lancée dimanche 2 août dernier par le premier ministre Stephen Harper. Tous les électeurs sont appelés aux urnes le 19 octobre prochain pour élire 338 députés fédéraux. Il appartient maintenant aux organismes qui nous représentent de sensibiliser à la fois l’électorat francophone et les partis politiques et de faire connaître les enjeux de la communauté franco-ontarienne.

Cette période de onze semaines de campagne nous donne amplement de temps de se renseigner sur les positions des candidats et de leur parti respectif afin de pouvoir exercer d’une façon éclairée notre droit et devoir démocratique de voter. C’est aussi une bonne occasion de faire progresser l’un ou l’autre des dossiers communautaires qui nous intéressent d’une façon personnelle, que ce soit dans les domaines de la santé, de l’emploi, des communications, de l’immigration, des droits linguistiques ou autres.

En interpellant l’un ou l’autre des candidats de notre circonscription, en faisant une contribution financière, en permettant l’érection d’une affiche électorale sur notre propriété, en travaillant à l’élection d’un candidat, c’est une occasion particulière de le conscientiser aux enjeux francophones, de demander un engagement ou un appui. Si vous obtenez une confirmation écrite de cet engagement ou de cet appui, nous vous invitons à nous en transmettre une copie.

Le candidat accepte-t-il de confirmer la position qu’il adopterait une fois élu à la Chambre des communes? Par exemple, voterait-il en faveur de la ratification par le Parlement d’une résolution adoptée au préalable par l’Assemblée législative de l’Ontario sur l’adhésion de notre province aux dispositions linguistiques de la Charte canadienne des droits et libertés et sur la mise en œuvre de la recommandation de la Commission sur le bilinguisme et le biculturalisme au sujet d’un statut officiellement bilingue pour notre capitale fédérale?

Avez-vous suivi le débat en anglais des chefs qui a été télévisé le 6 août dernier? J’ai pensé que la cheffe du Parti vert, Elizabeth May, ferait une bonne ministre de l’Environnement et que les critiques du premier ministre Harper à l’égard de ceux qui soulèvent des sujets qu’il préfère taire illustrent bien sa position: il pense faussement que les situations qu’il refuse d’envisager vont se résoudre par elles-mêmes.

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Lors du rapatriement de la Constitution canadienne, une partie importante de la population québécoise s’est sentie aliénée. Ce sentiment d’aliénation n’est pas disparu au cours des années. Il alimente des positions politiques qui représentent une proportion importante de Québécois. Ignorer cet état de fait ne conduit pas à une solution heureuse.

Au cours des années, l’indifférence du gouvernement Harper pour des sujets qu’il ne veut pas considérer s’est aussi manifestée dans des dossiers touchant les communautés francophones en situation minoritaire. Par exemple, lorsque le gouvernement conservateur albertain brimait les droits linguistiques de la minorité franco-albertaine, et, cela, même dans des domaines relevant du fédéral comme le Code criminel et le divorce, le gouvernement Harper est resté indifférent.

D’après les sondages, une majorité de l’électorat souhaite un changement de gouvernement. Si les partis d’opposition collaborent entre eux, avant l’élection sinon après celle-ci, ce changement devrait arriver.

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