Une encre pour déjouer les faussaires

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Une équipe d’étudiants de l’Université de Waterloo a développé un type d’encre qui peut marquer et authentifier la marchandise avec un téléphone intelligent.

Plusieurs secteurs où les produits de contrebande présentent un problème important pourraient en profiter, y compris l’agriculture, où le commerce mondial des faux pesticides est en hausse, mettant en péril la nourriture, l’agriculture, la santé humaine et l’environnement.

«Notre encre change de couleur sous certaines conditions de luminosité et il vous est possible de saisir ce changement de lumière sur la caméra de votre téléphone intelligent», explique Perry Everett de Carp près d’Ottawa, l’un des trois inventeurs de la technologie.

«Le fichier image est converti en code identificateur par un algorithme que nous avons développé et il le recoupe avec une base de données de nos encres pour authentifier les produits.» L’encre est un mélange de charges et un matériel exclusif que les ingénieurs en nanotechnologie Everett, Graham Thomas de Waterloo en Ontario et Ben Rasera de Surrey en C.-B. ont inventés.

Ils sont maintenant en voie de créer leur propre entreprise, Arylla Inc. pour se concentrer sur la mise en marché de leur travail. «Nous pouvons fabriquer plusieurs encres différentes pour les clients et en balayant un élément contenant nos encres, un message confirmera que le produit est authentique et identifiera la société et le produit», ajoute Everett.

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Même si à l’origine ils pensaient à des utilisations pharmaceutiques pour leur technologie anti-contrefaçon, ils se sont concentrés sur les applications agricoles, après avoir découvert que les faux pesticides, qui ne sont soumis à aucun test et qui ne répondent pas aux normes établies de sécurité et de qualité, représentent un problème grandissant dans certaines parties du monde.

Bien que ça ne soit pas encore une préoccupation au Canada, l’Association européenne pour la protection des cultures estime que jusqu’à 10% des pesticides utilisés dans l’Union européenne pourraient être contrefaits. Le marché annuel de protection contre les produits illégaux et contrefaits est estimé à environ 1,5 milliard $ en Europe et 6,75 milliards $ à l’échelle mondiale.

Le produit d’Arylla Inc. est biocompatible, non toxique et écologique. L’étape suivante est d’imprimer l’encre. Everett et ses collègues espèrent avoir un prototype d’imprimante à jet d’encre fonctionnelle avec une application d’ici la fin de cet automne et de commencer à tester en bêta cet hiver.

Les trois étudiants sont dans leur dernière année de premier cycle en génie à Waterloo et en plus de se concentrer sur ce travail pour leur projet de conception de quatrième année, tout comme les autres étudiants rédigeraient une thèse, ils ont aussi accepté d’y consacrer certains mois à temps plein après la fin de leurs études.

«Nous voulons accorder à ce projet la meilleure chance que nous pouvons», mentionne Everett, ajoutant qu’ils ont été chanceux d’avoir l’appui de l’Université de Waterloo, en remportant la compétition Spring Velocity Fund Final et de la Waterloo Institute for Nanotechnology et de la faculté de génie.

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Il rend aussi hommage au Programme de sciences Velocity de l’UW lequel est l’un de leurs fervents partisans.
«Ceci pourrait être une solution rapide et facile contre la contrefaçon, son coût sera moindre et elle sera plus rapide que les technologies existantes», selon Everett. «L’encre est le premier matériel adapté sur lequel notre technologie est basée, mais nous pourrions aussi par exemple, extruder dans des plastiques.»

Everett et ses collègues cherchent maintenant une société partenaire d’un secteur comme l’agriculture, la finance ou même l’électronique pour les aider à valider leur technologie et processus.

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