Une église où les sermons deviennent des actes

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Publié 22/06/2015 par Arielle Bossuyt

Il y a environ un mois, plus d’une centaine de bâtiments administratifs et religieux participaient à l’événement annuel «portes ouvertes» de Toronto. Pourtant, à l’église anglicane de la Sainte Trinité, à l’arrière du centre Eaton, c’est tous les jours que l’on accueille des visiteurs, ceux-là, non pas amenés par leur curiosité, mais par la misère qui les touche.

L’heure n’est plus aux sermons, mais aux actes. D’ailleurs, en rentrant dans l’église, des images de Nelson Mandela et des drapeaux prônant la justice sociale côtoient les images divines.

«Notre motivation, nous la puisons dans la Bible même», explique le pasteur Sherman Hesselgrave: «Ce que l’on fait aux autres, on le fait aussi à Dieu» (Mathieu chapitre 25 verset 35).

«Depuis 16 ans, je nourris les sans-abri à l’église, mais nous manquons de bénévoles», indique Stella, 81 ans, membre de l’église et toujours au service des nécessiteux.

«Il y a 25 ans, j’ai également rejoint le groupe d’aide aux réfugiés, car j’aime mon église et je dois m’occuper de ceux qui en ont besoin.»

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Récemment, une mère de famille colombienne accompagnée de ses trois enfants a bénéficié du soutien de l’église qui contribue à son intégration et l’aide à reconstruire un foyer.

L’église soutient la cause des oubliés, sans-abri, réfugiés, Autochtones. La communauté participe même à des manifestations pour la justice sociale. Elle a d’ailleurs rejoint le mouvement Kairos, qui regroupe 11 églises qui conjuguent leur foi avec un engagement social.

L’église de la Sainte Trinité prône aussi le mariage religieux des homosexuels, un combat qui n’est pas toujours bien vu dans le reste de l’Église anglicane.

Depuis les années 70, au temps des descentes de police dans les bars gais, l’église de la Sainte Trinité était déjà un refuge pour cette communauté réprimée. «À cette époque, nous organisions des thés dansants. C’était un endroit sûr pour ces personnes qui étaient alors considérées comme des hors-la-loi», explique Sherman Hesselgrave.

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