Une éducation à la démocratie

Une ambulance prend en charge les victimes de l’attentat du 14 juillet à Nice. (Photo: عدنان حليم - هجوم نيس, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=50152112)
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La terreur, la haine et la mort alimentent plus que jamais les bulletins de nouvelles. Il ne se passe plus une semaine ou presque sans qu’une tuerie ne fasse la une.

Il n’y a pas si longtemps, les conflits armés avaient cours dans de lointaines contrées: Afghanistan, Syrie, Ukraine. Aujourd’hui, il n’y a plus un pays à l’abri de ce qui risque bien de marquer le XXIe siècle au fer rouge: le terrorisme.

La France, pays des droits de la personne, est durement touchée par le terrorisme. Après Charlie Hebdo et le Bataclan, voici que Nice est attaquée en pleine célébration de la Fête nationale. Ce sont la Liberté, l’Égalité et la Fraternité qui sont visées ici.

Aux XIXe et XXe siècles, quand un nouveau Premier ministre annonçait la composition de son cabinet, la presse braquait le plus souvent les projecteurs sur le titulaire des Finances, des Affaires étrangères et de la Santé. Depuis peu, on se tourne vers l’Immigration et les Réfugiés. Demain, je crois que ce sera la Sécurité publique.

Je suis de nature pessimiste. Mon verre est toujours à demi-vide et non à demi-plein. J’ai tendance à voir le côté noir des choses. Je crois donc que le pire est à venir. D’autres attentats vont survenir, si ce n’est qu’en raison du phénomène «copy-cat».

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On a commencé à parler régulièrement de terrorisme avec la guerre en Afghanistan et celle en Irak. Nos soldats allaient prêter main forte à des forces alliées et à l’OTAN. Mais voilà que le terrorisme s’infiltre dans la vie quotidienne de nos sociétés démocratiques.

Des danseurs (Paris, Orlando) et des festivaliers (Nice) deviennent des cibles de haine. Et on est en droit de se demander si les touristes ne voyagent pas désormais à leur risque et péril…

On nous apprend de plus en plus que les auteurs d’attentats sont des fils de familles qui ont été accueillies dans le pays touché par un soudain attentat. Ils ont grandi et ont été éduqué «chez-nous». Est-ce dire que le système d’éducation a failli à la tâche? Chose certaine, l’intégration demeure encore une bête sauvage bien mal domptée.

C’est bien normal que les programmes scolaires investissent beaucoup dans la littératie. Ne faudrait-il pas aussi miser sur une éducation à la démocratie? L’élève, qu’il soit nouvel-arrivant ou de souche, doit être initié très jeune aux valeurs d’accueil, d’égalité dans la diversité et de responsabilité communautaire. Il en va du mieux-être et de l’avenir de nos collectivités.

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