Un rôle de leadership dans la fédération canadienne?

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En s’engageant, en français et en anglais, à ne pas décevoir l’électorat qui, le 12 juin dernier, lui a donné un vote de confiance à un niveau inattendu, la première femme à être élue pour gouverner la province la plus populeuse du pays, a suscité bien des espoirs.

Sous la direction de Kathleen Wynne, l’Ontario pourra-t-elle reprendre le rôle politique prépondérant joué par notre province depuis la création de la fédération canadienne?

Le déclenchement des élections provinciales peu de temps après la nomination de la première Franco-Ontarienne au poste de Procureur général n’a pas donné le temps à Madeleine Meilleur de laisser sa marque à ce ministère. La première ministre voudra sans doute reconduire la députée d’Ottawa-Vanier dans cette fonction et aux Affaires franco-ontariennes.

Ce serait également une bonne occasion pour lui confier la responsabilité de la création d’un petit groupe de travail ayant comme mandat de faire le point sur la place de l’Ontario au sein du pays et à l’international.

Lorsque l’Ontario avait manifesté son intention de devenir membre de l’Organisation internationale de la francophonie, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, alors Bernard Lord, s’était opposé à ce que l’Ontario occupe une place au sein du réseau des pays et gouvernements qui ont le français en partage.

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Cette opposition s’expliquait par le fait que l’Ontario n’avait pas encore eu le courage politique d’adhérer aux dispositions linguistiques de la Charte canadienne des droits et libertés.

Le 12 janvier 2013, alors qu’elle était candidate à la chefferie du Parti libéral de l’Ontario, Kathleen Wynne confirmait son intention de discuter des dispositions linguistiques de la Charte.

Il est de plus en plus évident que, sous un gouvernement Wynne, l’Ontario va être de plus en plus fière de reconnaître et d’afficher publiquement toutes ses diversités, y compris dans le domaine linguistique.

Depuis l’époque de John Robarts, aucun autre premier ministre ontarien ne s’est engagé à accorder aux citoyens de notre province le bénéfice d’une garantie constitutionnelle pour le statut et l’usage de la langue française et de la langue anglaise.

Presque au même moment que la déclaration de 1971 du premier ministre Robarts, la Commission sur le bilinguisme et le biculturalisme recommandait que, dans la capitale fédérale, le français et l’anglais aient un statut d’égalité totale, et que l’ensemble des services dispensés au public soient partout accessibles dans les deux langues.

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Quarante-cinq ans plus tard et à l’approche du cent-cinquantième anniversaire de la Confédération, les astres sont-ils alignés pour que le gouvernement Wynne poursuive l’œuvre inachevée de ses prédécesseurs?

Renseignements

Réponse de Kathleen Wynne

Chefferie libérale et droits linguistiques des Ontariens

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