Un périple autour du monde pour se découvrir

Joël Lambert participe à la Clipper Round the World Yacht Race

Des voiliers de la course 2017-2018. (Photo: Clipper Round the World Yacht Race)
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Joël Lambert s’apprête à franchir une étape extraordinaire. Il a été accepté pour participer à la Clipper Round the World Yacht Race, dont l’objectif est de transformer un amateur de voile en marin confirmé.

«J’aime la voile, c’est certain. Mais c’est l’attrait du challenge qui m’a attiré.» Or, la section choisie par Joël Lambert est réputée pour être une des plus difficiles de la Clipper Round the World Yacht Race, ce qui lui donnera le défi qu’il attend.

Joël Lambert, passionné de voile, est prêt à vivre l’aventure. (Photo: Marta Guerrero, La Liberté)

L’océan Pacifique

«J’ai choisi de faire la sixième section. On partira de Zhuhai, dans le sud de la Chine, pour faire une première étape à Quigdao, au nord de la Chine. De là, on partira vers les États-Unis. Pour l’instant, on ne sait pas encore le port d’arrivée, mais dans les courses précédentes, c’était souvent Seattle ou San Francisco.»

Cette portion de la course est connue pour sa mer agitée et son temps changeant, froid et humide.

Joël Lambert sera soutenu par sa passion: «Je suis attiré par la voile depuis quelques années, même si je n’ai pas encore pratiqué beaucoup. Je m’y suis particulièrement intéressé ces trois dernières années.»

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Pour l’assouvir, il profite de l’été et des vacances. Il pratique aussi «en regardant de nombreuses vidéos, en lisant et en discutant sur les réseaux avec d’autres amoureux de la voile».

Des équipages sur le qui-vive dans la course. (Photo: imagecomms pour la Clipper Round the World Yacht Race)

Confort minimum

Le Manitobain de 48 ans le sait, il va vivre une expérience intense: «La Clipper Race, c’est un immense défi pour les participants. Un défi autant physique que psychologique.»

En effet, cette course, c’est beaucoup d’exigence puisque les bateaux n’ont que le confort minimum. Il doit s’attendre à une grande promiscuité entre les participants. Pour garder les couchettes chaudes, un système de roulement est mis en place: pendant que les uns dorment, les autres naviguent; et inversement.

«Il est certain qu’il faut savoir vivre avec des inconnus et avoir un comportement adéquat.» Mais il s’estime chanceux.

Aucun prérequis n’est attendu pour être sélectionné et participer à cette course. «Pour s’inscrire, il faut aller sur leur site et remplir un questionnaire d’une vingtaine de questions, plutôt orientées sur la personnalité du candidat. Par la suite, on passe une entrevue pour être accepté. Dans mon cas par Skype, puisque les organisateurs sont en Angleterre.»

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Une fois l’acceptation en poche, tous les candidats participent à quatre semaines de formation organisées par l’équipe de la Clipper Race. Sachant qu’après la première semaine, chaque candidat peut abandonner de lui-même ou se voir refusé par l’équipe de la course. En plus de cette formation, les participants seront encadrés par deux skippers émérites tout au long de la course.

Un voilier de la course 2017-2018. (Photo: Clipper Round the World Yacht Race)

Un coup d’œil sur la Clipper Race

La Clipper Round the World Yacht Race, plus simplement appelée la Clipper Race, a lieu tous les deux ans depuis 1996. Elle a été créée par Sir Robin Knox-Johnston, le premier homme à avoir fait le tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. L’homme, skipper émérite, continue d’ailleurs de participer à l’organisation de la course.

La Clipper Race 2019-2020 démarrera au mois d’août 2019 en Angleterre et se terminera en juillet 2020, également en Angleterre. Certains des participants parcourront 74 080 kilomètres autour du monde.

Lors de la course, chacun des 11 bateaux aura à son bord un skipper et son second, tous deux professionnels, pour encadrer les participants (plus de 70 dans l’équipe dont fait partie Joël Lambert), pour la plupart novices.

La course est divisée en huit étapes. Les concurrents peuvent choisir d’effectuer la totalité de la course ou seulement une étape. Sur une moyenne de 700 participants, environ la moitié fait la totalité de la course, l’autre ne fait que des étapes.

Il s’agira de relier l’Angleterre à l’Uruguay, l’Uruguay à l’Afrique du Sud, l’Afrique du Sud à l’est de l’Australie avant de repartir pour l’ouest du pays. De l’ouest de l’Australie au sud de la Chine, en passant par le nord avant d’aller à l’ouest des États-Unis, de passer par le Panama, pour rejoindre l’est des États-Unis et repartir vers l’Angleterre pour clôturer la course.

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