Un consortium MREF

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Publié 28/11/2006 par Yann Buxeda

Les organismes MREF (minorités raciales et ethnoculturelles francophones) unifiés autour d’un même cheval de bataille? Le concept a de quoi séduire. Le consortium des organismes MREF de Toronto, première expérience du genre conjointement menée par l’Auberge francophone des services aux réfugiés, Cocdel et Vision Africana 2000, lançait vendredi son premier projet pour la saison 2006-2007, parrainé par le RDÉE.

Un programme qui sera axé sur trois volets majeurs. En premier lieu, la tenue et la promotion du mois de l’Histoire des Noirs, constituera le dossier prioritaire, en raison d’impératifs de temps. Cette célébration, organisée en février, propose depuis des années de nombreuses activités notamment dans les écoles franco-ontariennes avec des séances de contes qui transmettent la mémoire historique de l’Afrique.

Un devoir de mémoire essentiel, selon Eddy Lukuna, porte-parole du consortium: «Nous avons une histoire à revendiquer et une culture à transmettre. Si nous pouvons tous oeuvrer dans le même sens, ce ne sera que bénéfique.»

L’éducation civique continue des MREF et la sensibilisation des organismes d’impact collectifs à l’intégration des francophones dans leurs structures est un autre point crucial que le consortium souhaite développer.

Un aspect qui fera appel à plus de négociations et demandera plus de temps, puisqu’il faudra jouer le rôle d’intermédiaires entre les parties, comme le souligne Eddy Lukuna: «Certains organismes communautaires ont un rôle majeur pour la population torontoise, et nous souhaiterions entamer des négociations avec eux pour qu’ils offrent un service francophone bénévole. C’est notamment le cas du YMCA. Évidemment, cela implique non seulement de présenter le projet aux organismes concernés, mais aussi de trouver des bénévoles prêts à donner vie au projet.»

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Une tâche qui demandera évidemment quelques mois de travail intensif, d’autant plus qu’il sera également question de trouver des bénévoles pour mener à bien le troisième point développé au sein de ce projet. Les organismes MREF souhaitent d’emblée parier sur l’avenir, avec la création d’un espace francophone pour jeunes MREF de Toronto. Un lieu qui serait dédié aux jeunes de 8 à 14 ans, et qui leur permettrait de découvrir le français d’une façon ludique à travers de nombreuses activités.

Un défi que le porte-parole du consortium considère comme essentiel: «La pratique du français en dehors de l’école est une cause qui est loin d’être gagnée. L’anglais, plus simple et plus universel, est également perçu comme plus “cool” par les jeunes. Il faut remédier à cela, et redonner à la langue française ce côté ludique et attrayant. C’est un combat qui passe par l’éducation des enfants en dehors du carcan scolaire.»

Trois objectifs pour lesquels le consortium s’est donné jusqu’à mars 2007, date à laquelle un premier bilan de l’expérience sera tiré. Il sera alors question ou non de prolonger le partenariat, selon les résultats constatés, sur une période pouvant atteindre trois ans.

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