UN au TfT: immigration et identité, des accidents de parcours


26 novembre 2013 à 10h19

Un. C’est le titre du nouveau spectacle que propose le Théâtre français de Toronto sur les planches du Berkeley Street Theatre du 27 novembre au 1er décembre prochains.

Un titre court, mais lourd de sens pour Mani Soleymanlou, l’auteur, metteur en scène et interprète de cette pièce déjà présentée, en anglais et en français, à Montréal, New York et Paris.

«Un, c’est comme un accident de parcours qui m’a conduit là où il fallait», explique-t-il de cette oeuvre teintée d’autodérision qui retrace ses origines personnelles de façon anecdotique et simple, de sa naissance en Iran jusqu’à sa résidence actuelle à Montréal.

«Je suis parti de mes souvenirs, de ce que c’était, l’Iran, dans ma mémoire, de ce que j’en ai oublié, des traces qui sont restées et de ce que j’en perçois aujourd’hui. Je pars du personnel pour pouvoir parler de l’universel.»

Pas de douleur

Un regard en arrière qui lui permet de confronter son histoire d’immigré – qu’il présente comme un exil et une déchirure – et de proposer une réponse aux questions: que veut dire «être quelque chose» et «venir de quelque part»? Qu’est-ce qui fait de nous ce que nous sommes?

Néanmoins, à mi-chemin entre théâtre et spectacle d’humour, la pièce relève plus de l’observation que de l’introspection. «Ce n’est pas un procédé thérapeutique, il n’y a pas de douleur. C’est un constat des choses. Je me base sur des faits, pas sur des émotions.»

Le résultat est une réflexion d’ordre politique et social qui offre un regard franc sur la situation des jeunes Iraniens d’aujourd’hui et le gouffre qui sépare leurs conditions de vie de celles de l’auteur. D’autant plus que le projet est né lors des événements dramatiques de la Révolte verte de 2009 – plus de 150 morts.

Encouragé par Guy Mignault

La présentation du spectacle au TfT est une occasion particulière pour Soleymanlou: «C’est une sorte de retour aux sources.»

En effet, lors de ses études secondaires à Toronto, l’auteur a été fortement influencé dans son choix de carrière par Guy Mignault, le directeur artistique du TfT. «Il m’a ouvert les yeux à un monde théâtral francophone professionnel. La confiance qu’il m’a accordée m’a donné le courage nécessaire pour me lancer dans le métier.»

Et l’acteur d’avouer que ses représentations torontoises seront un peu plus stressantes que les précédentes: «J’ai hâte, je suis nerveux. Ça va être émouvant de parler de tout ça devant des amis et des gens qui m’ont autant aidé.»

Face à l’intérêt et l’enthousiasme du public, Soleymanlou a décidé de donner à sa pièce non pas une, mais deux suites. Deux et Trois traitent également des thèmes de l’immigration et de l’identité et élargissent le discours en faisant intervenir sur scène jusqu’à 42 acteurs.

Trois sera présentée pour la première fois en 2014 à Montréal.

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