Trop ou trop peu d’immigrants au Canada ?

Le Canada a largement l’espace pour accueillir une masse importante d’immigrants chaque année.

Jour après jour, on nous martèle que le Canada fait face à une pénurie de main-d’œuvre... mais un grand nombre de Canadiens croient que nous accueillons trop d'immigrants.
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Selon un récent sondage Léger, une majorité des personnes interrogées disent que le gouvernement devrait «prioriser de réduire le nombre d’immigrants qui entrent au Canada». Un résultat qui apparaît paradoxal considérant le contexte économique et social au Canada.

Pénurie de main-d’œuvre

Jour après jour, on nous martèle que la pénurie de main-d’œuvre frappe fort, un peu partout au Canada.

Contrairement à mes jeunes années de pratique, ce ne sont plus que les métiers en informatique qui sont en demande. La fromagerie du coin a besoin d’aide, le restaurateur également, tout comme la PME en soudure. Cette pénurie empêche les sociétés canadiennes de prospérer.

Pourtant, même dans un pays qui trouve ses racines dans l’immigration tel que le Canada, ce sujet suscite la controverse.

Deuxième plus grand pays au monde, avec une petite démographie, le Canada a largement l’espace pour accueillir une masse importante d’immigrants chaque année.

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Qui plus est, la course aux cerveaux s’est mondialisée depuis plusieurs années. Il faut cesser de croire naïvement que les immigrants qualifiés du monde entier n’ont que le Canada pour option.

Un pays d’immigrants

Mon ancêtre, Hubert Ranger dit Laviolette, originaire de La Rochelle en France, est arrivé à Québec en 1683. Il est venu avec le premier arrivage des soldats des compagnies franches du détachement de la Marine. Je suis considéré comme un québécois «de souche».

Pourtant, à l’instar de l’ensemble de la population canadienne, exception faite des Premières Nations, je suis le fruit de l’immigration.

Au royaume des retraités

Vous souvenez-vous de la publicité à la télévision qui vantait la retraite dorée à 55 ans? Les espoirs d’une retraite dans la cinquantaine se sont depuis évaporés. Cependant, la progression de l’espérance de vie moyenne nous promet une longue période de notre vie à la retraite.

En 1941, le Québec comptait 10 travailleurs pour 1 retraité. Avec la diminution drastique du taux de natalité, ce rapport tombera à 2 pour 1 en 2031 selon les estimations actuelles.

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Quant à l’espérance de vie, il y a fort à parier qu’elle continuera de croître. Nul besoin d’être mathématicien pour résoudre cette équation: à ce rythme, il n’y aura pas assez de bras pour soutenir l’économie canadienne.

L’exemple du Japon

Le Japon a longtemps été et demeure un pays réticent à l’immigration permanente. Ce pays peut se targuer de détenir une espérance de vie moyenne exceptionnelle.

Comme toute médaille, celle-ci a un revers: le Japon possède l’une des populations les plus âgées au monde.

Le pays a profité d’une incroyable ascension économique depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. À l’instar de tous les pays au niveau de vie élevé, le nombre d’enfants par famille a drastiquement diminué.

Le vieillissement de sa population, un taux de natalité faible et le peu d’immigrants font qu’aujourd’hui, le Japon fait face à de nombreux défis.

Le piège du populisme

Il est impératif que le Canada ne tombe pas dans le piège du populisme. Les immigrants apportent beaucoup culturellement, socialement et économiquement. Ils sont l’avenir de notre pays et, plutôt que de songer à réduire leur nombre, nous devrions les accueillir à bras ouverts.

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