Toronto vaut bien une messe!

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Les fêtes de Noël sont sans cesse ponctuées de rassemblements religieux qui culminent lors de la sainte messe de minuit. Pourtant, la période est aussi propice au constat de la désertion des églises en Occident.

Alors que l’Islam ou le bouddhisme accueillent toujours plus de fidèles, les chrétiens n’affirment plus leur foi comme par le passé. Les églises tentent donc de redoubler d’ardeur afin d’attirer les croyants au parvis des temples. Opération marketing ou volonté de régénérer la religion en Ontario, les églises de la province font preuve d’imagination pour les célébrations de Noël.

Même si les Franco-Ontariens ne sont pas en bas de classement quant à la fréquentation des églises, le recul de la pratique est clairement visible. Bancs vides lors des offices dominicaux et vieillissement des pratiquants, les écoles francophones catholiques restent la preuve que les francophones ne boudent pas encore tout à fait la religion.

Pourtant, afin de faire face à la desertion de certains fidèles potentiels, tout est bon pour donner un nouveau souffle à la religion et attirer un public toujours plus vaste. La période des fêtes permet ainsi de relancer les pratiques religieuses, favorisées par l’esprit rassembleur de Noël.

Les messes pour enfants sont à l’honneur pour faire venir les enfants mais aussi leurs parents. «Le 24 décembre, nous organisons trois messes au cours de la journée, souligne le père Viateur Laurin, de la paroisse Assomption-de-Notre-Dame à Oshawa. À 19h aura lieu la messe pour enfants avec un langage simplifié et destiné aux jeunes familles qui ont des jeunes enfants.»

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La paroisse Sacré-Cœur de la rue Sherbourne joue sur le même registre, comme l’explique le père Paul-Émile Leduc. «Le 24 décembre à 17h, nous ferons une messe pour les enfants avec une petite liturgie qu’ils ont préparé. Nous avons fait une crèche pour attirer du monde et nous offrirons des cadeaux aux enfants qui se sont impliqués dimanche prochain.»

Les églises mettent donc les enfants à l’honneur afin de rajeunir la fréquentation des offices. À la paroisse Assomption-de-Notre-Dame, une messe animée par des adolescents et jeunes adultes célébrera la veille de Noël à 21h.

Loin de la traditionnelle messe de minuit pourtant toujours célébrée, chaque église programme d’autres offices afin d’accueillir davantage de fidèles mais aussi de proposer des célébrations pour chaque tranche de la population. Opération marketing ou non, le service religieux se transforme en véritable produit visant une catégorie de la population.

D’autres églises misent sur la demande francophone en matière religieuse et mettent en place des célébrations en français. Le 10 décembre dernier, l’Église Unie Royal York Road a innové en organisant un culte bilingue de lectures et cantiques pour fêter l’Avent et Noël. «L’Église Unie voit de plus en plus de sites où un besoin d’offices en français se fait ressentir, souligne David-Roger Gagnon de l’unité des Ministères en français de l’Église Unie. Aujourd’hui, nous faisons le défi d’être encore plus présents et ouverts envers les francophones car les demandes augmentent souvent.»

Depuis deux ans, l’Église Unie a effectué des recherches préliminaires dans la région de Toronto afin de mieux connaître la réalité francophone et de bâtir des projets. «Au début, nous proposerons des célébrations bilingues mensuelles mais nous espérons par la suite en organiser toutes les semaines», explique David-Roger Gagnon.

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Afin d’attirer plus de fidèles francophones au sein de l’Église Unie de Toronto, les cantiques ont été chantés en français et en anglais. La présence d’une pasteure, Sheila Murray, qui a travaillé au Québec pendant plusieurs années, ne pouvait être qu’un plus pour les francophones encore hésitants.

Campagne de publicité ou nécessité de relancer les cultes chrétiens en Ontario, les églises offrent un large panel de célébrations pour Noël. À chacun donc de choisir sa messe de Noël selon son âge ou ses attentes linguistiques, en espérant que ce rassemblement soit toujours un moment de partage et de foi.

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