Toronto Babel, un carrefour culturel au Rivoli

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Le mercredi, c’est Rivoli!

Alors qu’en terrasse certains sirotent une bière fraîche, à l’étage on discute… dans toutes les langues.

Depuis cinq ans, le groupe Toronto Babel, présent sur Internet et sur les réseaux sociaux, accueille une centaine de personnes tous les mercredis soirs afin de favoriser les rencontres interculturelles et ainsi promouvoir une communauté à plusieurs visages.

C’est Edouardo, un Brésilien d’une trentaine d’années, qui anime les soirées en présentant les participants entre eux.

Première année difficile

Si cette initiative est importante pour Edouardo, c’est parce que lui aussi était perdu à son arrivée en Ontario. «Je vis à Toronto depuis 2009», raconte-t-il à L’Express.

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«La première année est toujours la pire, car il faut trouver un travail, trouver ses repères. Je ne connaissais personne jusqu’au moment où j’ai rejoint le groupe. J’y ai rencontré la plupart de mes amis et j’ai vraiment gagné en confiance en moi.»

Ainsi, Edouardo compte sociabiliser les nouveaux arrivants avec les Torontois, mais aussi les sensibiliser à d’autres cultures.

Assis autour d’une table, Français, Japonais, Indiens, Allemands et bien sûr Canadiens échangent et tentent d’apprendre une nouvelle langue.

Ainsi, certain comme Udesh, un jeune Sri lankais, est heureux de pouvoir pratiquer son français, quelque peu éteint depuis son départ de Montréal.

«Il y a quelques semaines, une vingtaine de francophones s’étaient retrouvés pour converser dans leur langue. Certains étaient Québécois, d’autres francophiles», rapporte-t-il.

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Une grande famille

Tout le monde est le bienvenu et aucun frais d’inscription n’est demandé. Au Toronto Babel, on ne se dit pas membres d’un club mais d’une grande famille.

«Certains me disent que Toronto Babel est ce qui leur est arrivé de mieux depuis leur arrivée, et beaucoup reviennent, conquis par cette expérience», explique Edouardo.

Ainsi, il organise parfois des événements spontanés, comme des pique-niques ou des brunchs, pour animer les rencontres.

À l’instar de Toronto Babel, d’autres associations favorisent cet échange par le biais de rencontres: c’est ce qu’on appelle des «meet-up».

Avec la diversité culturelle que porte Toronto, il y a une floraison de ces communautés qui démontre que Toronto est véritablement une terre d’accueil.

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