Téléphonie: marché grand ouvert

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Le ministre de l’Industrie Maxime Bernier poursuit son oeuvre et accélère la déréglementation de la téléphonie au Canada.

En fait, chaque intervention du ministre est guidée par son idéologie: libre marché et liberté individuelle. Mercredi dernier, Ottawa a décidé d’ouvrir davantage les marchés de la téléphonie locale à la concurrence en éliminant la notion de «parts de marché». Dorénavant, il n’y aura plus de réglementation à partir du moment où trois fournisseurs possédant leurs infrastructures seront en mesure d’offrir des services et des produits.

Maxime Bernier prévoit qu’environ 60% de la population canadienne vivra dans un marché totalement déréglementé d’ici le début de l’année 2008, ce qui leur permettra, selon le gouvernement, d’obtenir de meilleurs prix.

Cette décision du ministre signifie que le CRTC est complètement court-circuité dans ce processus. Cette décision est importante pour les grands fournisseurs que sont Telus et BCE, qui réclament une abolition de la réglementation depuis des années. Le CRTC avait imposé un encadrement serré pour permettre à des concurrents de s’établir dans de nouveaux marchés. Ces règles empêchaient les gros joueurs d’écarter la concurrence en offrant des prix ridicules à leurs clients.

La décision, on le comprendra, a été dénoncée par les câblodistributeurs, qui tentent de faire leur place dans le secteur de la téléphonie, mais elle a été saluée par BCE et Telus. Le marché de la téléphonie est évalué à 10 milliards de dollars au Canada.

Taux de chômage en Ontario

Il s’est ajouté 12 300 emplois en Ontario le mois dernier, selon Statistique Canada. Toutefois, le taux de chômage a grimpé de 2 dixièmes à 6,5% en raison d’un nombre de personnes plus important sur le marché du travail. Il s’est perdu des emplois dans la production de bien.

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Mais c’est en Ontario que la croissance de l’emploi dans le secteur des services a été la plus forte. Il s’est ajouté 26 000 postes dans ce secteur seulement en mars. Voici les statistiques de quelques villes ontariennes avec, entre parenthèses, les données du mois précédent :
Toronto : 6,7% (6,5)
Hamilton : 6,6% (6,3)
Kitchener : 5,6% (5,9)
London : 5,7% (5,7)
Oshawa : 6,1% (6,4)
St. Catharines-Niagara : 6,3% (6,5)

Fermeture chez Stelco

Dure nouvelle pour 300 employés de l’aciérie Stelco à Hamilton. L’entreprise a annoncé tout juste avant le congé de Pâques la semaine dernière, le transfert de ses activités de laminage à son usine de la région de Nanticoke. Stelco a investi 270 millions de dollars dans la modernisation de cette installation, ce qui a permis une augmentation substantielle de la capacité de production.

Stelco ferme donc son usine d’opérations de tôles chaudes à Hamilton et devient ce qu’elle souhaite devenir: un producteur d’acier à bas coûts. L’usine de Hamilton a été lancée dans les années 40 et coûtait aujourd’hui trop cher au goût des dirigeants de la société.

Une affaire d’hommes…

Preuve qu’il y a encore beaucoup de chemin à faire dans l’égalité entre les hommes et les femmes, une firme d’analyse a constaté que seulement 21 femmes dirigent les destinées des 500 plus grandes entreprises au pays. Petit calcul: ça ne fait que 4,2% des postes de direction principale pour les femmes et donc 95,8% pour les hommes. Si on englobe les postes de PDG, président, chef des opérations et vice-président exécutif, le taux grimpe à peine, à 7,3%. Sans commentaires.

Gérald Fillion est journaliste spécialisé en économie à Radio-Canada. Consultez son carnet: www.radio-canada.ca/carnet.

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