Tarzan et le parfum marocain

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L’automne dernier, on célébrait le 100e anniversaire des premières aventures de Tarzan. Son auteur, Edgar Rice Burroughs, n’imaginait pas un seul instant la popularité planétaire qu’allait obtenir son personnage. Les Éditions Didier Carpentier (Paris) rappellent ce succès en publiant Les Interprètes de Tarzan, le roi de la jungle.

Edgar Rice Burroughs (1875-1950) est passé à l’histoire grâce à Tarzan, mais il faut souligner que cet écrivain a peuplé les rêves d’une génération de jeunes Anglo-Saxons en décrivant autant des faunes et des flores de pure fiction qu’en envoyant un homme sur Mars, puis sur Vénus.

Sa première aventure de Tarzan paraît en octobre 1912 ; il s’agit de Tarzan of the Apes (Tarzan chez les singes). Son succès est immédiat et le public veut connaître la suite des péripéties de ce héros exotique. Burroughs offre The Return of Tarzan (1913), puis The Beasts of Tarzan (1914).

Les histories de Burroughs sont aussitôt traduites en six langues, puis les bandes dessinées vont émoustiller encore plus les jeunes lecteurs. Mais c’est évidemment le cinéma qui va populariser Tarzan.

Entre 1918 et 2005, cinquante-sept films «officiels» lui ont été consacrés. Il existe aussi des séries Z produites à Singapour, en URSS, en Inde, en Tchécoslovaquie, en Espagne, en Jamaïque et en Finlande, ainsi que des succédanés tels que Tarzac et Karzan. La télévision a connu au moins six séries entre 1966 et 2003, dont deux en dessins animés.

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Les plus illustres interprètes de Tarzan ont été Elmo Lincoln, Johnny Weissmuller, Lex Baker et Gordon Scott. Le rôle de Jane a été joué, entre autres, par Maureen O’Sullivan.

Christian Dureau, Les Interprètes de Tarzan, le roi de la jungle, Paris, Éditions Didier Carpentier, coll. Stars de l’écran, 2012, 128 pages, 34,95 $.

Le Charme empoisonné

Parlant de Tarzan, je vous présente un roman qui met en scène un homme aussi séduisant que le roi de la jungle. Il s’agit du Charme empoisonné, de Félix Muheto. L’homme en question est Francis, «un séducteur invétéré, un dangereux manipulateur, un menteur, une personnalité opaque».

Il est vice-président dans une entreprise montréalaise et attire facilement dans son filet Leila et Nadia, deux employées d’origine marocaine.

L’auteur présente Leila et Nadia comme un parfum à base de jasmin et de fleur d’oranger, tour à tour épicé, chaleureux, intense et ensorcelant. Francis ne veut pas juste humer cet arôme, mais «affaiblir sa proie pour mieux la croquer et se gaver de son énergie».

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Dans ce roman, il est tour à tour question d’argent, de religion, de sexe, de dignité, de liberté et d’indépendance. Le romancier démontre comment chacune de ces réalités est relative et, surtout, comment «on n’aime pas une personne pour ce qu’elle est, mais pour l’idée qu’on se fait d’elle».

Dans Le Charme empoisonné, les mots sont souvent plus agressifs que les actes les plus vils. La plume de Félix Muheto a «le pouvoir de pénétrer aussi loin qu’une balle de calibre douze».

Félix Muheto, Le Charme empoisonné, roman, Chicoutimi, Éditions JCL, 2012, 288 pages, 21,95 $.

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