Sugar Sammy : le médium est le message

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C’est encore le «Non» qui l’a emporté lors du troisième référendum québécois tenu en décembre dernier. En effet, par 87,5% contre 12,5%, les citoyens de la société distincte ont voté contre le départ de l’humoriste controversé Sugar Sammy.

Ce référendum, décidément plus décontracté que ceux de 1980 et de 1995 sur la souveraineté du Québec, servait à mousser le spectacle de ce Montréalais d’origine indienne qui s’en prend régulièrement, en français comme en anglais, aux angoisses identitaires des Québécois et à la culture populaire.

Certaines de ses affiches – en anglais pour un spectacle en français – étaient délibérément conçues pour susciter des plaintes et provoquer les autorités.

Le français n’est pas «en danger» au Québec, croit-il. «Danger est un mot trop intense ici. Disons que le français a toujours besoin de rayonner.»

Ayant débuté et s’étant souvent produit en anglais au Canada et à l’étranger, Sugar Sammy a pris d’assaut la scène francophone il y a quatre ans. Aujourd’hui, il est probablement mieux connu des francophones que des anglophones.

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Son spectacle au théâtre Randolph (Bathurst et Bloor) ce samedi 19 mars, à l’invitation de Francophonie en Fête dans le cadre de la Semaine de la Francophonie, sera son premier entièrement en français à Toronto.

«Je n’aurai pas à adapter trop de matériel devant un auditoire francophone hors Québec», dit-il en entrevue à L’Express. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois puisqu’il est déjà passé par Sudbury il y a deux ans et Moncton l’automne dernier.

«En France, c’est très différent: les problèmes sociaux et les tensions raciales ne sont pas les mêmes que chez nous.»

Et justement, partout, «le rire sert à dissiper ces tensions».

Sugar Sammy, de son vrai nom Samir Khullar, puise directement son inspiration dans son expérience de fils d’immigrants au Québec, ce qui lui fait dire que, dans son cas, «le médium est le message».

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