«Sorry I don’t speak French»

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Le mois dernier, je me suis arrêté au stand Mobile Info TO Go, un stand d’information touristique de la Ville de Toronto, au Marché St. Lawrence. Le préposé ne parlait pas un mot de français et tous les dépliants et cartes étaient en anglais seulement. Je lui ai dit que cela me surprenait puisque les touristes ne lisent pas tous couramment l’anglais.

Certains me diront: «What do you expect? You’re in Toronto, in Ontario, in English Canada!» Mais vous me connaissez assez bien pour savoir ce que je pense de ce genre de raisonnement: il ne tient pas la route.

Je reconnais que la Ville de Toronto n’est pas tenue d’offrir ses services en français, à moins de les dispenser au nom du gouvernement provincial (ex.: Services Ontario). À titre de métropole du Canada, Toronto devrait cependant se montrer plus ouverte.

On ne peut évidemment pas s’attendre à ce que toutes les cartes et tous les dépliants soient traduits dans les 150 langues parlées sur le territoire de la Ville Reine. Doit-on alors choisir les cinq, six ou sept idiomes les plus courants? Ce serait alors le cantonais, le mandarin, l’italien, le punjabi, l’espagnol, le tagalog et l’urdu.

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Le français viendrait loin derrière le portugais, l’arabe, le russe, le polonais, le coréen, le vietnamien et le grec.

Mais la dualité linguistique canadienne et la reconnaissance du français en Ontario (Loi 8) donnent à notre langue un statut particulier. Le Service de police s’est d’ailleurs doté d’un comité consultatif de langue française (il n’y en a pas pour d’autres langues).

Le gouvernement de l’Ontario devrait refuser de mettre son logo sur les stands Mobile Info TO Go tant et aussi longtemps que la ville n’accorde pas une place de choix à la langue française.

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