Sarah-Ève Coutu-Godbout s’alignera avec le Toronto Six

Entrevue avec la joueuse de hockey québécoise

Sarah-Ève Coutu-Godbout dans l'uniforme des Bobcats de l'Université Quinnipiac. Photo: Rob Rasmussen
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La Ligue nationale de hockey féminin (NWHL) a annoncé il y a quelques semaines l’arrivée à Toronto d’une équipe d’expansion. Première équipe en sol canadien pour cette ligue, la formation torontoise comptera dans ses rangs la joueuse francophone Sarah-Ève Coutu-Godbout.

L’Express s’est entretenu avec elle en prévision de la saison inaugurale.

Collège

Originaire de Rouyn-Noranda en Abitibi, la hockeyeuse de 23 ans a fait ses classes avec les Titans du Collège de Limoilou avant de prendre la direction du Connecticut où elle a joué pendant 4 ans avec les Bobcats de l’Université Quinnipiac.

«Je pense que Limoilou m’a vraiment aidé à me dépasser et a m’amener à un autre niveau. J’ai joué avec de très bonnes joueuses. Quinnipiac c’est définitivement les 4 plus belles années de ma vie. J’ai grandi autant en tant que personne que sur la patinoire.»

NWHL

C’est lors de sa première année à Quinnipiac qu’elle a mis le cap sur la NWHL pour l’après-carrière universitaire. Lorsque l’équipe lui a demandé ce qu’elle voulait faire après son passage chez les Bobcats, pour mettre dans sa bio sur le site web, elle a simplement répondu qu’elle voulait jouer dans la NWHL.

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«Je voulais continuer à jouer c’est sûr, c’était mon but. La NWHL m’intéressait beaucoup et avec la fermeture de la CWHL, les astres se sont alignés.»

Sarah-Ève Coutu-Godbout. Photo: Rob Rasmussen

Appel de la Suède

Il s’en est failli de bien peu pour que l’attaquante prenne la direction de la Suède plutôt que de rester en Amérique du Nord.

«Je parlais avec 2-3 équipes là-bas, mais finalement en parlant avec les équipes et aussi avec la COVID, ça a joué un grand rôle. C’était incertain pour moi si j’allais pouvoir traverser et c’est la que j’ai vu que l’équipe de Toronto s’est formée donc c’était l’occasion pour moi. En plus ce n’est pas trop loin de chez moi.»

Entente avec Toronto

Peu de temps après le repêchage de la ligue, Coutu-Godbout s’est inscrite comme agent libre. C’est à ce moment que 2 équipes l’ont contacté.

«Je me suis inscrite à la «free agency». C’était vraiment bien fait sur Twitter et ça m’a vraiment motivé à m’inscrire. Les Whales du Connecticut et Toronto m’ont contacté.

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J’aimais beaucoup le Connecticut et il y avait des pour de chaque côté, mais en bout de ligne, Toronto était la place pour moi. Quand j’ai parlé avec Digit (la présidente du club), ça a confirmé ma décision. Je pense qu’avoir une saison inaugurale c’est quelque chose d’exceptionnel et qu’on s’établisse au Canada avec la NWHL c’est un grand pas pour le hockey féminin.»

La présidente de l’équipe, Digit Murphy n’avait que d’éloges envers la joueuse lors de l’annonce de sa signature: «Sarah-Ève est une attaquante exceptionnelle et une leader. Nous avons vu son développement avec chaque saison jouée à Quinnipiac et elle est devenue une grande marqueuse. Son jeu va continuer de s’élever dans les rangs professionnels et elle va être une part importante de notre équipe cette saison.»

Sarah-Ève Coutu-Godbout porte le numéro 24. Photo: Rob Rasmussen

Toronto Six

Après avoir annoncé son nom et ses couleurs il y a quelques semaines, le Six vient tout juste de dévoiler ses uniformes.

«C’est vraiment cool! Les gens ont vraiment embarqué sur les réseaux sociaux. J’adore le nom et le logo. J’adore qu’il y ait du doré et une thématique canadienne. J’ai très hâte qu’ils sortent le chandail. Je suis impatiente. J’étais un peu inquiète au début de ne pas savoir le nom et les couleurs, mais j’adore.»

Le Six portera le rouge à domicile, le noir à l’étranger et le blanc pour les occasions spéciales.

NWHL ou PWHPA

Qui dit hockey féminin dit également PWHPA. Il y a une ambiance de rivalité présentement entre les joueuses qui choisissent de s’aligner avec une équipe de la NWHL et les autres, plusieurs issues des équipes nationales canadienne et américaine, qui ont choisi de créer une association en attendant une nouvelle ligue.

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«Quand j’ai pris la décision de me mettre «free agent» j’en ai parlé à mes amis. Qu’est ce que le monde va penser? C’est le stress d’avoir les grosses joueuses qui sont de «l’autre bord». La NWHL on se supporte et je veux juste jouer au hockey. En bout de ligne on veut toutes la même chose, de meilleures conditions et salaires.

C’est sur que j’ai envisagé de joindre la PWHPA, mais après mûres réflexions, pour moi l’esprit d’équipe c’est important. Avoir un nom, une équipe, une ville, des pratiques, matchs et une ligue encadrée. Pour moi je voulais jouer dans une vraie ligue donc c’était soit la Suède ou la NWHL.

Le niveau est excellent et y’a de plus en plus de joueuses qui signent avec la NWHL. C’est bon pour nous et on espère que la ligue va toujours aller en s’améliorant.»

Sarah-Ève Coutu-Godbout lors d’un match. Photo: Rob Rasmussen

Début de saison à l’automne

Le camp d’entraînement doit commencer le 21 septembre en vue de la saison inaugurale du Six qui devrait s’amorcer en novembre.

«En regardant l’alignement, on a une très très bonne équipe. Je veux amener tout mon bagage et vraiment faire un bon camp et montrer que je suis capable de jouer sur les meilleures lignes. Je serais satisfaite même si je n’ai pas autant de temps de glace parce qu’on a une très bonne équipe et je suis fière d’en faire partie!»

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L’après-hockey

Même si l’entrepreneuriat est quelque chose qui l’intéresse beaucoup pour l’après-hockey, Coutu-Godbout, qui a signé une entente d’un an avec le Toronto Six, entend bien jouer au hockey le plus longtemps possible.

«Tant que je vais être de calibre et que je vais être en forme, je compte jouer au hockey!»

Nous aurons l’occasion de la voir en action lorsque la saison inaugurale du Six s’amorcera en novembre.

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