Santé en français: des solutions «simples et concrètes»

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Cinq enjeux stratégiques s’imposent à ceux qui cherchent à améliorer le système de santé en français en Ontario:

• pallier à l’insuffisance de données pour assurer une prise de décision efficace;
• accroître la participation des intervenants francophones à la prise de décision et renforcer l’imputabilité à l’échelle du système dans son ensemble;
• gérer la transformation du système de santé et ses implications pour consolider et bâtir sur les acquis;
• renforcer la capacité à saisir les opportunités créées par la transformation du système de santé;
• assurer l’adéquation des ressources humaines.

C’est là la constat du Livre blanc sur les assisses de la santé en français en Ontario publié par l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) dans le cadre de son rassemblement annuel, le 24 octobre à l’Université Laurentienne de Sudbury.

Selon l’AFO, la variable «francophone en situation minoritaire» est, au même titre que d’autres facteurs significatifs tels que l’âge, le sexe ou le revenu, «un déterminant essentiel de santé ayant un impact direct sur les individus et des incidences majeures sur l’efficacité et l’efficience du système de santé ontarien».

Le document dresse une série de mesures «ciblées concrètes, réalistes et structurantes» pour améliorer la santé en français. Ce Livre blanc a été réalisé en consultation avec les professionnels et les institutions francophones du domaine de la santé «qui, sur le terrain, sont les mieux à même de voir quels sont les points à améliorer».

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Parmi les recommandations découlant des cinq enjeux stratégiques, mentionnons:
• capturer systématiquement l’identité linguistique des Ontariens, notamment par l’entremise de la carte Santé;
• procéder à l’inclusion systématique de la capacité d’offre de service en français dans les répertoires des ordres professionnels de la province;
• intégrer systématiquement la dimension linguistique dans les recherches;
• systématiser l’analyse d’impact sur les francophones – et donc sur l’offre de service en français – de toutes politiques, programmes ou projets développés par le ministère;
• mettre sur pied une cascade d’imputabilité à tous les niveaux;
• maintenir une capacité de planification des services de santé en français à travers la province (donc renouveler le mandat des entités de planification);
• prendre en compte les besoins des francophones et la capacité d’offre de service en français existante;
• par la mise en place de mécanismes légaux et/ou contractuels, assurer que les intervenants assujettis aux obligations de service en français ne se départissent pas de leurs responsabilités en la matière et que les prestataires du secteur privé sont sujets aux mêmes obligations;
• insister sur l’obligation d’adresser les besoins de la population francophone dans tous les maillons de santé;
• renforcer le continuum de service en santé mentale en français;
• développer un plan intégré de ressources humaines dans le domaine de la santé;
• augmenter les opportunités de développement professionnel francophone en soutenant les infrastructures existantes et en accroissant l’offre de programmes d’éducation professionnelle en santé en français par les diverses institutions d’enseignement supérieur francophones et bilingues de la province;
• favoriser la valorisation des ressources humaines bilingues et encourager leur auto-identification.

«Le domaine de la santé est un enjeu crucial, d’autant plus pour une communauté minoritaire comme la nôtre», a déclaré le président de l’AFO, Denis Vaillancourt. «Même si nous avons constaté de réels progrès ces dix dernières années, il reste encore du chemin à faire et nos acquis sont fragiles.»

Le Livre blanc, explique-t-il, est «le cadre sur lequel reposent les interventions et les revendications que l’AFO pourra faire au nom de la communauté franco-ontarienne». Les mesures qui y sont rassemblées sont «réalistes et peu coûteuses», assure-t-il, «et nous sommes persuadés qu’elles généreront même des économies à long terme pour la province».

L’AFO invite le gouvernement et les intervenants du milieu à s’y rallier.

www.monassemblee.ca

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