Santé: au-delà des «réalités culturelles» des francophones

La directrice du Centre francophone de Toronto, Lise Marie Baudry, dans une salle de sa clinique médicale au 555 Richmond Ouest.
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La nouvelle Loi «donnant la priorité aux patients», adoptée ce mercredi 7 décembre à Queen’s Park, améliorerait l’accès aux soins primaires avec, notamment, un guichet téléphonique unique pour obtenir des renseignements ou des conseils sur la santé, ou pour trouver un nouveau médecin de famille ou un nouveau membre du personnel infirmier praticien.

On cherchera aussi à renforcer les liens à l’échelle locale entre les fournisseurs de soins primaires, les équipes interprofessionnelles de soins de santé, les hôpitaux, la santé publique et les soins à domicile et en milieu communautaire.

Malheureusement, les fournisseurs privés de soins de santé – dont les services sont remboursés par le système public – continuent d’échapper à la Loi sur les services en français, a commenté le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, Carol Jolin.

«Pourquoi les francophones doivent-ils attendre une fois de plus après un Règlement pour éviter un affaiblissement des services de santé en français?», demande l’AFO.

Le ministre Eric Hoskins a reconnu que «plus de travail» doit être fait pour les francophones, un «groupe important» ayant des «besoins critiques». La nouvelle loi mentionne d’ailleurs explicitement que les «réalités culturelles» des Autochtones et des francophones doivent être prises en compte.

Lise Marie Baudry, directrice générale du Centre francophone de Toronto, qui est un fournisseur de soins de santé primaires, trouve elle aussi «inquiétant que les fournisseurs privés vont continuer à être des acteurs dans le secteur de la santé sans obligation de donner des services en français.»

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«Cependant», poursuit-elle, «cette loi est aussi une opportunité pour les services en français existants de prendre un leadership local dans la livraison et l’expansion des services en français.»

Gilles Marchildon
Gilles Marchildon

De son côté, Gilles Marchildon, le directeur général de Reflet Salvéo, l’entité francophone qui conseille trois RLISS (réseaux locaux d’intégration des services de santé) du centre-ville et de l’Ouest de Toronto, se réjouit surtout des nouvelles responsabilités qu’on veut confier aux RLISS.

«Reflet Salvéo ne travaille pas en isolement», dit-il. «Nous consultons régulièrement les cinq autres entités francophones de la province», dont l’Entité 4 voisine qui conseille aussi trois RLISS de l’Est et du Nord de Toronto jusqu’à la Baie Georgienne.

À Toronto, le Centre francophone et les Centres d’Accueil Héritage sont les deux principaux fournisseurs de services de santé, et Reflet Salvéo compile plusieurs outils en ligne permettant de trouver un médecin ou d’autres références en santé.

Par ailleurs, Gilles Marchildon siège aussi au Comité consultatif francophone de la Ville de Toronto (coprésidé par Lise Marie Baudry et le conseiller municipal Norm Kelly), qui a adopté lors de sa réunion du 5 décembre une résolution faisant de la santé publique une priorité du Comité. On veut notamment s’assurer que les alertes et les campagnes de prévention des autorités sanitaires de la Ville se fassent aussi en français.

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