Roule, roule, le train de Via Rail…

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Investir dans la modernisation de Via Rail, c’est à la fois une décision politique et économique.

D’abord, le corridor Montréal-Toronto est le plus important du Canada. Sur terre, sur rail, dans les airs, c’est entre Toronto et Montréal que circulent le plus grand nombre de gens à chaque année au pays. Il est donc essentiel, normal et capital d’investir dans ce lien important. C’est bon pour l’économie québécoise, ontarienne et canadienne.

Si vous êtes de ceux qui prennent le train régulièrement, vous vous êtes sans doute réjouis de l’annonce d’un investissement de 700 millions de dollars du gouvernement fédéral dans la modernisation et l’exploitation des trains de Via Rail.

Plus que jamais, notre réseau ferroviaire a besoin d’être valorisé, afin de le rendre plus attrayant et plus efficace. C’est un moyen de transport qui est bon pour l’économie canadienne et qui favorise aussi des déplacements plus écologiques.

Il est étonnant que le Canada ait négligé autant son réseau ferroviaire alors que l’Europe a investit des sommes colossales pour créer un marché où les déplacements sont faciles et agréables.

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Maintenant, on est en droit de se demander ce qui se cache derrière cet investissement du gouvernement conservateur. Veut-on vraiment miser sur un service amélioré? Ou cherche-t-on à rendre le train de Via Rail plus attrayant en vue d’une privatisation éventuelle, comme en Grande-Bretagne?

Guerre de clochers

Radio-Canada a appris que les bourses de Montréal et de Toronto avaient conclu une entente de fusion l’été dernier, mais que le conseil d’administration du Groupe TSX a refusé d’entériner l’entente parce que la nouvelle entité allait être dirigée par un francophone, Luc Bertrand, pdg de la Bourse de Montréal. À Toronto, on a rejetté ces allégations, les qualifiant de «ridicules».

Au Québec, la ministre des Finances Monique Jérôme-Forget a dit percevoir à l’occasion, un ton hautain en provenance des milieux financiers torontois envers Montréal. L’ex-premier ministre Bernard Landry a dit percevoir du mépris envers le Québec. Dès mars 2009, le marché boursier canadien sera déréglementé. Et, la bourse de Toronto a déclaré publiquement qu’elle s’intéressait au marché développé par la Bourse de Montréal, le marché des produits dérivés.

Manque de clarté

L’absence d’une réglementation claire, précise et serrée sur les émissions de gaz à effet de serre au Canada inquiète les milieux financiers. Selon l’économiste en chef de la CIBC, le Canada se fera dépasser bientôt par les États-Unis.

Jeff Rubin affirme que la prochaine administration américaine mettra en place un système de plafond d’émissions de gaz à effet de serre et d’échange de crédits de carbone, ce qui poussera Ottawa à emboîter le pas. Selon lui, un système de plafond et d’échange est la meilleure façon d’atteindre une réduction durable des émissions de gaz à effet de serre.

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Compressions chez Menu Foods

Le rappel d’aliments contaminés pour animaux vendus par Menu Foods va coûter plus cher que prévu. Et pour éponger la note, la société ontarienne va supprimer des emplois. Ainsi, entre 10 et 15% du personnel, c’est environ une centaine de travailleurs, va se retrouver au chômage.

La rémunération des cadres de l’entreprise sera également abaissée de 20%. Menu Foods, qui fait face à de nombreuses poursuites au Canada et aux États-Unis, a perdu la confiance de clients qui représentaient 37% de ses ventes en 2006.

Après la mort d’une quinzaine d’animaux en Amérique du Nord, le groupe a rappelé 60 millions de boîtes de pâtés pour chiens et chats contaminés par un additif qui contenait de la mélamine.

Gérald Fillion est journaliste spécialisé en économie à Radio-Canada. Consultez son carnet: www.radio-canada.ca/carnet.

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