Rouge ou bleu… ou violet?

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Stephen Harper accepte que le gouvernement fédéral affiche cette année un déficit de plus de 50 milliards $ en raison de la récession, et il prévoit rester dans le rouge pendant cinq ou six ans.

Il compte uniquement sur les revenus supplémentaires générés par l’éventuelle reprise économique, pas sur des augmentations de taxes ou des compressions de dépenses, pour éponger ces dettes.

Il se dit préoccupé, comme tout le monde, des changements climatiques et prévoit adhérer à la bourse du carbone qu’a promis de créer le président Barack Obama.

Il vient de nommer l’ancien premier ministre néo-démocrate du Manitoba, Gary Doer, ambassadeur du Canada à Washington.

Il retirera nos militaires d’Afghanistan en 2011 comme prévu, malgré les pressions de l’OTAN pour que le Canada y reste indéfiniment.

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Il ne prévoit pas limiter les pouvoirs abusifs de la Commission canadienne des droits de la personne, encore moins abolir cette police de la pensée comme le suggèrent de nombreux défenseurs de la liberté d’expression.

Micheal Ignatieff gouvernerait-il autrement?

Les militants conservateurs ne sont pas spécialement heureux de ces décisions de leur gouvernement, mais ils se taisent parce que les sondages sont favorables et que l’alternative, un gouvernement libéral, serait pire à leurs yeux.

Les Libéraux, eux, ragent de ne pouvoir se démarquer des Conservateurs et de les voir profiter d’actions inspirées du programme libéral.

Car on sait bien qu’en réalité, Stephen Harper éliminerait la maudite Commission des droits de la personne demain matin s’il le pouvait.

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Il continuerait de participer indéfiniment aux guerres en Afghanistan et au Pakistan.

Il enverrait promener les prophètes de malheurs sur les changements climatiques, pas plus crédibles que ceux qui craignaient la panne informatique de l’an 2000 ou ceux qui attendent la fin du monde en 2012 à cause du calendrier maya.

Et il tâcherait de ramener le gouvernement vers l’équilibre budgétaire plus rapidement, tout en suggérant à ses partenaires du G20, en commençant par Barack Obama, de cesser de vivre à crédit.

Lors des prochaines élections fédérales, Stephen Harper fera-t-il campagne sur son bilan libéral ou cherchera-t-il à s’en affranchir pour justifier qu’on lui confie un vrai mandat conservateur?

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