Revitaliser les régions ontariennes en français!

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Publié 09/10/2007 par Aline Noguès

La semaine passée, la Corporation néo-canadienne de développement et de leadership communautaire (COCDEL) et le Réseau de développement économique et d’employabilité (RDÉE) lançaient un projet innovateur: une foire aux opportunités régionales, destinée à attirer les francophones dans des régions ontariennes touchées par l’exode rural.

Cette foire aura lieu à Toronto en mars 2008 et tentera de convaincre les citadins francophones du bien-fondé d’une installation en région.

Le projet-pilote concerne pour l’instant cinq régions du Centre Sud Ouest: Durham, Simcoe, Niagara, London et Windsor. Wesley Romulus est porte-parole de ce projet.

«Nous voulons lutter contre la dévitalisation de certaines régions en y attirant des jeunes ou des moins jeunes, de toute profession. Bien sûr, cela ne va pas se faire dès demain matin, d’un coup de baguette magique!»

Pour mettre en oeuvre ce projet, les deux organismes travaillent sur deux fronts: d’un côté sensibiliser les citadins à la qualité de vie et aux opportunités régionales, de l’autre mobiliser les communautés régionales pour qu’elles deviennent des communautés d’accueil.

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Mais quels arguments avancer face à de nouveaux arrivants souvent tentés de poser leurs valises dans les grandes villes canadiennes?

Pour Wesley Romulus, la recette est simple. «Nous présenterons les mêmes arguments que ceux qui poussent les immigrants à s’installer à Toronto: des perspectives d’emploi, la possibilité d’exercer leur profession, de gagner leur vie, d’être pris en charge par des structures d’accueil. Et si le miel peut attirer les abeilles à gauche, pourquoi ne les attirerait-il pas à droite?»

La COCDEL et le RDÉE souhaitent aider les régions concernées pour qu’elles développent une politique et une mentalité d’accueil.

Le projet s’appuiera tout d’abord sur les organismes francophones déjà sur place, puis sur d’autres structures, non francophones: municipalité, bibliothèque… «Cela devrait faire tâche d’huile!», espère, confiant Wesley Romulus.

Cette initiative franco-ontarienne est par ailleurs soutenue par Solidarité rurale du Québec qui a déjà organisé des foires semblables à Montréal et veille également à la revitalisation du monde rural.

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Le projet bénéficie du soutien financier du Secrétariat rural du Canada, de Citoyenneté et Immigration Canada, ainsi que de Patrimoine Canada.

En tout, le programme devrait coûter 430 000 $. C’est la première initiative de ce genre en Ontario s’adressant spécifiquement aux francophones.

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