Rentrée interactive pour Y’a pas deux matins pareils

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L’équipe de Radio-Canada a voulu marquer le coup pour sa rentrée. Le 3 septembre dernier, à Sudbury, Windsor et Toronto, les auditeurs ont pu prendre la place des chroniqueurs de l’émission matinale. L’Express s’est rendu au 6-9 de Y’a pas deux matins pareils, 860 AM et 90,3 FM à Toronto, toujours animé par Yves-Gérard Méhou-Loko.

«C’est la première fois que les auditeurs vont prendre d’assaut l’antenne et jouer les chroniqueurs», lance-t-il.

À l’initiative de cette émission spéciale, il y a Sonia Boisvert, chef des nouvelles et des émissions d’information. L’idée lui est venue il y a bien longtemps de «bâtir une émission avec les idées des auditeurs», demander aux fidèles de la radio «de quoi voulez-vous parler?»

L’objectif est de «remettre les ondes aux gens qui nous écoutent, diversifier les voix, faire entendre de nouvelles façons de faire. C’est la raison première de ce que l’on fait tous les jours.»

Le premier auditeur à passer au micro, c’est Éric, 39 ans. Il a préparé une chronique sportive avec l’aide du journaliste Jean-Philippe Brière. La voix est hésitante, mais le plaisir est évident.

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Lorsqu’il a vu que la radio recherchait des auditeurs pour passer en ondes, il n’a pas hésité: «Quand j’étais très jeune, j’écoutais beaucoup la musique et je m’amusais à être animateur de radio!»

Aux sports également il y a David, 23 ans, qui parle de Quidditch au sol (sport inspiré de la saga Harry Potter). Dans la région depuis près de trois semaines maintenant, il voulait goûter de nouveau au bonheur de parler dans un micro: «j’avais déjà fait de la radio à l’université et j’avais bien aimé ça».

La relationniste Josée Duranleau, elle, aborde la culture avec une chronique consacrée au Festival international du film à Toronto. Une façon pour elle de revenir à l’un de ses premiers amours, ayant déjà fait de la radio communautaire alors qu’elle était dans la vingtaine.

Radio-Canada lui a donné «l’opportunité de réaliser mon rêve». Et si c’était à refaire, elle n’hésiterait pas, «mais pas à 6h40 du matin», s’amuse-t-elle.

Nicolas, 46 ans, très à l’aise au micro, est le gestionnaire régional d’un organisme caritatif. Pour lui, «la radio est un monde imaginaire». Venir ici lui a permis de «retrouver une certaine réalité» et de mettre des noms sur les visages de Radio-Canada.

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S’il aime écouter la radio, il souhaiterait qu’il y ait plus de temps consacré aux sports. Il a même proposé au reporter sportif de prendre sa place lors des congés: «Dès que Jean-Philippe Brière part en vacances, j’envoie mon CV!», annonce-t-il pour s’amuser.

Le directeur de Radio-Canada en Ontario, Robert Renaud, semble satisfait de cette émission spéciale qui marque non seulement le début d’une nouvelle saison, qui est celle du 50e anniversaire de la station CJBC à Toronto.

Pour M. Renaud, l’existence de Radio-Canada est essentielle pour la francophonie: «Je suis né à Sudbury, et en 1964 j’étais dans une école anglaise; on n’avait pas le droit d’aller à l’école française. Mais la francophonie a évolué et Radio-Canada était là.»

http://ici.radio-canada.ca/premiere

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