Radio-Canada agit encore comme Radio-Québec

Partagez
Tweetez
Envoyez

Vous avez sans doute été nombreux à regarder 24 heures en 60 minutes le dimanche 26 mai. Ce soir-là, l’animatrice Anne-Marie Dussault recevait Bernard Pivot et nous offrait une brillante entrevue avec un amoureux des mots, des phrases, des livres.

Sa recherche était méticuleuse et ses questions m’ont semblé aussi pertinentes qu’intéressantes. Mais il y a hic: Mme Dussault a mené cette entrevue comme si les seuls téléspectateurs étaient des Québécois.

RDI diffuse d’un océan à l’autre. Pourquoi, alors, utiliser une expression comme «ici au Québec»? Ce n’est pas de mise; Mme Dussault est payée par Radio-Canada et non par Radio-Québec.

Pourquoi parler des écrivains québécois reçus par Pivot, alors que l’Acadienne Antonine Maillet y figure?

Pourquoi référer à la dictée de Pivot transmise aux Québécois, alors que des Franco-Ontariens et des Acadiens y participent?

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

En menant son entrevue entièrement «à la québécoise», Mme Dussault a laissé croire à Bernard Pivot que ses propos n’étaient diffusés que dans la Belle Province. À l’instar de son intervieweuse, il n’a naturellement jamais mentionné le mot Canada.

À la fin de cette émission, je me suis demandé si Anne-Marie Dussault était allergique aux téléspectateurs hors Québec.

Je suis curieux de savoir combien d’enregistrements de cette émission sont produits hors Québec dans une saison… Je doute que ce soit selon la proportion de Canadiens français ailleurs au pays.

Pourtant, 24 heures en 60 minutes est une émission nationale. Elle devrait, à mon avis, s’intéresser à des sujets ontariens, manitobains ou acadiens sur une base régulière.

* * *
À LIRE AUSSI:
Le «ICI» de Radio-Canada ne fait pas l’unanimité
Le CRTC impose des mesures positives pour les minorités linguistiques

Partagez
Tweetez
Envoyez
l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur