Qu’est-ce que l’Ontario attend?

Les «pères» de la Confédération à la Conférence de Québec en 1864 (peinture de Robert Harris).
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Au Canada, l’éducation catholique reçoit un appui financier de l’État dans les provinces de l’Alberta, de la Saskatchewan, de l’Ontario et de Terre-Neuve et Labrador, ainsi que et dans les trois territoires.

Au Nouveau-Brunswick, le système d’éducation est géré et structuré selon le principe de la dualité linguistique seulement. C’est aussi le cas depuis 1997 au Québec, où un programme d’Éthique et de culture religieuse est offert dans le système public.

Pourquoi n’en est-il pas de même en Ontario?

La province compte 37 conseils scolaires catholiques (dont 8 francophones) et 35 conseils scolaires publics (dont 4 francophones). Est-ce que l’Ontario a besoin de 72 conseils scolaires pour offrir une éducation à deux millions d’élèves? Je ne le crois pas.

À mon avis, il ne faut pas plus de 40 conseils pour couvrir la province (une trentaine du côté anglophone et une dizaine du côté francophone).

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Si l’Ontario veut réduire ses dépenses – et il n’a pas le choix – pourquoi ne pas suivre le principe de la dualité linguistique, comme au Nouveau-Brunswick?

À noter que, en 1999, le Comité des droits de l’homme de l’ONU a souligné que le Canada violait l’article 26 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques parce que l’Ontario fait preuve de discrimination à l’endroit des non-catholiques en continuant de subventionner les écoles séparées catholiques, mais pas celles des autres dénominations religieuses.

Le gouvernement qui osera proposer un changement dans l’actuel échiquier scolaire devra, bien entendu, prendre le taureau par les cornes et demander un amendement à l’article 93 de l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord, comme le Québec l’a fait suite à un vote unanime de l’Assemblée nationale.

On n’est pas sorti du bois, comme on dit, mais il existe déjà un précédent.

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