Quand les Américains toussotent…

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Les travailleurs ontariens de l’automobile font de l’insomnie ces jours-ci. En fait, plusieurs ont sans doute du mal à trouver le sommeil depuis des années en raison des difficultés rencontrées par les trois grands constructeurs nord-américains.

Encore la semaine dernière, GM annonçait la fermeture d’un quart de travail à Oshawa et la suppression de 1 000 à 1 200 emplois. La raison est fort simple: la crise du crédit hypothécaire et le ralentissement dans la construction de maisons aux États-Unis affectent les acheteurs potentiels des camionnettes de GM, les Sierra et Silverado, que fabriquent les travailleurs d’Oshawa.

Il faut bien comprendre que le problème n’est vraiment pas au Canada. Ici, les gens demeurent fidèles à GM, toujours bon premier dans la vente d’autos et de camions au pays, même si les sociétés asiatiques gagnent en popularité. Le F-150, par exemple, continue d’envahir nos routes, en particulier celles de l’Alberta, où le boom économique entraîne une forte hausse des dépenses de consommation.

Le problème, il est aux États-Unis. Là-bas, les parts de marché de GM, Ford et Chrysler ne cessent de chuter au profit de Toyota, Honda et Nissan. Et, avec le ralentissement économique en cours, les trois grands de l’automobile font partie des premières victimes. Qui veut s’acheter une nouvelle auto quand on a l’impression qu’une récession semble vouloir se pointer le bout du nez?

Indirectement, mais de façon très concrète, les travailleurs ontariens, qui fabriquent des autos pour le marché américain, sont concernés par les difficultés économiques aux États-Unis.

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Malgré la bonne productivité des travailleurs de l’automobile en Ontario, malgré le marché florissant de l’automobile au pays et malgré la bonne tenue de notre économie, ces travailleurs dépendent, en bonne partie, de l’humeur économique de nos voisins. C’est la réalité de milliers de travailleurs du sud de l’Ontario, qui doivent sincèrement souhaiter la fin de la crise du crédit.

La crise des liquidités affecte la CIBC

La banque CIBC affirme que la crise des liquidités lui a coûté près de 400 millions de dollars dans les 4 derniers mois en raison des pertes encaissées par son portefeuille «crédit».

Malgré tout, les autres activités de l’institution se portent très bien, ce qui a permis à la CIBC d’enregistrer tout de même un profit net en hausse de 26% à son troisième trimestre, à 835 millions de dollars. La Banque Nationale a, pour sa part, prévenu les marchés qu’elle allait probablement devoir prendre une charge à son quatrième trimestre pour réfleter les pertes engendrées par son exposition aux risques des liquidités.

La Nationale a annoncé, en août, le rachat de produits financiers (papiers commerciaux adossés à des créances) pour une valeur de 2 milliards de dollars pour éviter des pertes à ses clients.

Rumeur, quand tu nous tiens…

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Le fabricant du Blackberry, la société Research in Motion, de Waterloo, pourrait faire l’objet d’une offre d’achat d’une importante société informatique, pas n’importe laquelle: Microsoft.

L’action de l’entreprise ontarienne a atteint des sommets la semaine dernière alors que la rumeur circulait sur les marchés. Le géant américain serait intéressé à acheter Research in Motion afin de faire concurrence au géant Google, qui a l’intention de mettre sur pied son propre système de téléphonie mobile.

Une telle transaction pourrait s’élever à 50 milliards de dollars, soit la capitalisation boursière du groupe ontarien. Le Blackberry compte plus de 9 millions d’utilisateurs dans le monde.

General Mills: on arrête tout…

Le géant américain General Mills annonce la fermeture de deux usines en Amérique du Nord. Le fabricant des céréales Cheerios va mettre fin aux activités de sa fabrique de pâte congelée de Trenton en Ontario. Au total, 470 travailleurs vont perdre leur emploi.

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Aux États-Unis, les 111 employés des installations d’Allentown en Pennsylvanie sont mis à pied. Ces deux usines n’étaient pas rentables selon General Mills.

Gérald Fillion est journaliste spécialisé en économie à Radio-Canada. Consultez son carnet: www.radio-canada.ca/carnet.

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