Quand le Père Noël distribue des astrolabes

CONTE DE NOËL

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Le Père Noël avait programmé son GPS pour arriver à Toronto entre le bord du lac Ontario et le quartier de la Distillerie.

Il se souvenait que de grands terrains vacants lui permettaient toujours d’y faire un atterrissage en douceur. Mais une surprise de taille l’attend. De nouveaux édifices se dressent maintenant comme des porcs-épics et d’immenses panneaux-réclame arborent le portrait d’athlètes pratiquant des jeux qu’on ignore au Pôle Nord.

Parlant de porcs-épics, il y en a justement un sur chaque portrait, souriant et multicolore. Comme Nez Rouge est le renne le mieux branché, il met le Père Noël au courant.

– Ce porc-épic s’appelle Pachi et il était la mascotte des Jeux panaméricains de 2015. Règle générale, les porcs-épics ont plus de 30 000 aiguillons, mais Pachi n’en a que 41, un pour chaque pays ayant participé aux Jeux panaméricains de Toronto.

– Qu’est-ce que cette bibitte mange en hiver? Est-elle dangereuse? Peut-elle nous attaquer?

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– Ne vous inquiétez pas, Père Noël. Pachi mange des fruits, des feuilles et de l’écorce. Il aime grimper dans les arbres, nager, danser, faire de nouvelles aventures et rencontrer de nouveaux amis sur tous les continents.

– Nez Rouge, comme nous sommes au Canada, penses-tu que Pachi parle le français ou l’anglais?

– Pachi est trilingue: français, anglais et espagnol.

– Ça alors! Je ferais bien de Pachi mon copilote aux États-Unis.

En attendant de descendre vers le lac Érié et le lac Michigan, Père Noël doit distribuer ses cadeaux au centre-ville. Mal lui en prend, il y a des chantiers de construction partout et des grues obstruent son passage aérien. Père Noël doit multiplier les détours, tant et si bien qu’il se perd royalement dans la Ville Reine!

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Nez Rouge suggère au Père Noël de prendre à bord de son traîneau le porc-épic Pachi qui saura certainement le guider dans les méandres de Toronto, «The City That Works».

– L’hiver ne semble pas empêcher ces Torontois de creuser, dynamiter et forer le sous-sol de leur ville pour finalement gratter le ciel avec leurs tours. Ils servent à quoi tous ces nouveaux édifices, mon cher Pachi?

– Surtout à abriter des condominiums. Tout le monde veut un pied-à-terre au centre-ville, là où le Théâtre français joue ses spectacles primés à chaque saison.

– On joue des pièces de théâtre en français dans «The Queen City»?

– Depuis bientôt cinquante ans! Et ce n’est pas tout, entre Noël et le jour de l’An, on présente un spectacle pour enfants, qui s’appelle – tenez-vous bien! – Le Père Noël s’est arrêté à Toronto.

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– Rappelle-moi, Pachi, de laisser un cadeau «tiguydou» au bureau du Théâtre français.

L’heure avance et le Père Noël a presque cinquante cadeaux identiques à livrer pour une fête à l’intention des petits-enfants des résidents de Place Saint-Laurent. Il semble que le joujou à l’honneur cette année soit un… astrolabe.

– Pachi, tu sais à quoi ça sert un astrolabe?

– Certainement, Père Noël, C’est l’ancêtre de ton GPS. Champlain s’en est servi au XVIIe siècle pour cartographier ses voyages en Nouvelle-France.

Est-ce que les enfants voudraient mettre la main sur un astrolabe pour cartographier leur avenir en Ontario français? Un astrolabe peut-il pointer vers une université de langue française dans le Sud de l’Ontario?

Ni Pachi ni Père Noël ne peuvent répondre à ces questions. Seule la résilience franco-ontarienne sait vers où pointe l’astrolabe que vous recevrez à Noël.

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