Quand l’actualité aide à faire la promo d’un film

Shadows Of Liberty sur la route du succès

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On ne suit que trop rarement l’évolution commerciale d’un film ou d’un documentaire et c’est pourtant fort intéressant de voir comment se passe l’après «première». Shadows Of Liberty, qui était présenté aux Hot Docs l’an passé à Toronto, revient sur les écrans du Bloor Hot Docs Cinema et sera bientôt à Montréal, Ottawa et Vancouver. L’Express a recontacté Jean-Philippe Tremblay, l’auteur du documentaire, pour savoir comment c’était passé cette dernière année.

«Quand on fait une première, on est un peu dans le noir. On ne sait pas comment les gens vont réagir. On avait eu 900 personnes et 200 avaient dû être refusées», se rappelle Jean-Philippe Tremblay.

Son film Shadows Of Liberty met en lumière les problèmes liés aux conglomérats médiatiques, notamment les biais dans le traitement de l’information et les méthodes de couverture médiatique.

En ces temps de scandales de corruption et avec le souvenir de la récente enquête qui a démontrée les écoutes téléphoniques répandues dans plusieurs journaux anglais, le sujet ne pourrait plus coller à l’actualité. Le documentaire s’est promené de festivals en festivals, au Canada, en Angleterre, aux Pays-Bas et se trouve en nomination dans la catégorie meilleur documentaire au festival Cinema For Peace en Allemagne.

«Le succès n’est jamais facile. On se bat tous les jours pour que le film soit accepté et montré», indique Jean-Philippe Tremblay.

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«On est content d’avoir de la distribution, mais dans le film, on parle de cinq conglomérats qui ont des intérêts d’affaires de toutes sortes dans des sociétés donc forcément les journalistes font exactement ce qu’on montre dans le films et ont peur d’en parler aux nouvelles.»

En plus du travail acharné de l’équipe de production à Docfactory, le succès du documentaire s’explique par le mécontentement de la population envers les médias et leur traitement médiatique de l’information.

«Les gens sont écœurés des gros médias, de la grosse publicité et des informations plus ou moins bien traitées. On est dans une réalité avec beaucoup de guerre et de corruption et on a l’impression de ne pas tout connaître», argumente le réalisateur originaire de Jonquière au Québec. Malgré tout ce qu’il a montré dans son film et les résultats de ses recherches, Jean-Philippe Tremblay reste optimiste quant au futur.

«On peut devenir désappointé, mais je suis quelqu’un de très positif et j’ai été introduit à des choses positives. Ça donne espoir. Il faut se battre pour avoir de la vraie information et c’est vrai aussi que la réalité n’est pas rose. Il faut regarder la réalité dans les yeux et faire des choix de consommateur. À qui je donne de l’argent?

Après le gala de Cinema For Peace qui a eu lieu en fin de semaine à Berlin, Jean-Philippe Tremblay sera de retour en terre canadienne pour assister aux premières diffusions dans le circuit classique de son film au Canada dont la toute première au Bloor Hot Doc Cinema le 15 février prochain.

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