Protéger Mars… de la Terre

Tersicoccus phoenicis, la bactérie découverte dans une salle blanche d'assemblage de la NASA en Floride et à Kourou en Amérique du Sud. (Photo: NASA)

Tersicoccus phoenicis, la bactérie découverte dans une salle blanche d'assemblage de la NASA en Floride et à Kourou en Amérique du Sud. (Photo: NASA)


14 août 2017 à 14h22

On embauche: «Officier de protection planétaire». Cette offre d’emploi de la NASA a fait beaucoup sourire ces derniers jours, tant elle semble suggérer que l’agence spatiale américaine cherche quelqu’un qui puisse nous protéger d’une invasion extraterrestre.

En réalité, cette personne sera beaucoup plus occupée à protéger d’éventuels Martiens… contre des envahisseurs venus de la Terre.

Certes, comme l’ont noté plusieurs médias, l’emploi remonte aux années 1960, et sa définition de tâches, à l’origine, était d’imaginer différentes stratégies pour empêcher que les futurs astronautes ne ramènent avec eux des microbes contre lesquels notre médecine aurait été inopérante.

Mais la probabilité de ramener des microbes de la Lune étant pour le moins faible, le travail a rapidement évolué vers une question plus vaste: comment empêcher qu’une sonde spatiale ne contamine par accident la planète Mars, ou un monde plus lointain?

De là viennent les protocoles de stérilisation des équipements à bord de toutes les sondes spatiales et les débats sur les zones martiennes où il vaudrait mieux éviter de se poser.

Des débats qui durent depuis tellement longtemps que des objections s’élèvent: les chances de trouver de la vie sur Mars semblent tellement minces, n’en fait-on pas un peu trop, avec toutes ces précautions? D’autant que s’il y a vraiment de la vie là-bas, elle a peut-être elle-même fait le chemin inverse, par les météorites d’origine martienne qui nous tombent parfois dessus.

L’Officier de protection planétaire de la NASA choisi sera citoyen américain, aura étudié en science ou en génie, et possédera une expérience en science, en sciences spatiales… et en diplomatie. Un poste équivalent existe à l’Agence spatiale européenne.

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