Produire, toujours produire…

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La production au Canada ne cesse d’augmenter, mais la productivité est en baisse. Pourquoi? Comment expliquer ce phénomène? D’abord, la productivité, c’est la production par heure travaillée. Plus on produit à l’heure, plus la productivité augmente. Moins on produit à l’heure, plus la productivité sera lente et décevante. Dans une étude publiée vendredi dernier, Statistique Ca-nada explique ce qui s’est passé en 2006.

Premièrement, la croissance de l’emploi a progressé plus rapidement que la production au pays dans les derniers mois. Autrement dit, on s’est retrouvé avec plus de travailleurs sur le marché du travail avec une production qui ne grimpe pas aussi rapidement, vous me suivez?

Deuxièmement, les travailleurs qu’on a dû embaucher en Alberta sont, pour plusieurs, des gens qui n’étaient pas qualifiés pour les emplois qui leur étaient offerts. Les entreprises ont dû investir davantage en formation, au détriment de la production (vision à court terme, on s’entend…).

Ce qu’il faut comprendre, c’est que les ressources naturelles procurent une bonne partie de la croissance économique au Canada, mais ce sont elles qui ralentissent en même temps notre -productivité.

La production par heure travaillée a chuté de près de 10% dans le secteur des ressources en 2006, de 25% dans le seul secteur minier depuis 1999.

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Les puits conventionnels sont moins productifs, la main-d’oeuvre est moins qualifiée et elle est très abondante aussi pour répondre aux besoins extraordinaires de l’Alberta. Et tous ces travailleurs oeuvrent dans des projets qui vont produire du pétrole et du gaz éventuellement, dans quelques années. Donc, oui, il y a forte production au Canada, mais les circonstances entourant cette production font reculer la productivité…

TD: près du milliard…

À son premier trimestre 2007, la Banque TD a encaissé un profit net de 921 millions $, des résultats meilleurs que prévu. C’est moins bon qu’à la même période en 2006, mais il faut savoir que l’an dernier, la TD avait enregistré un gain exceptionnel à la suite de la vente de sa filiale américaine TD Waterhouse. Les services bancaires et commerciaux de la TD vont très bien et rapportent beaucoup.

2006: année record

Les entreprises canadiennes n’ont jamais été aussi rentables. Le bénéfice avant impôt des sociétés a atteint 231,7 milliards $ en 2006, une hausse de 7,3% par rapport à l’année précédente.

Les secteurs de la construction, du commerce de détail et de gros ont enregistré les plus fortes hausses de bénéfices. L’industrie de la construction a profité du boom immobilier dans l’Ouest canadien et des projets en prévision des jeux de 2010, à Vancouver.

La bourse du carbone chute

Alors qu’on attend toujours la création d’une bourse du carbone au Canada, le marché du CO2 en Europe connaît des ratés. Il semble qu’il y ait trop de crédits sur le marché, trop de vendeurs également et pas assez d’acheteurs.

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Les gouvernements d’Europe ont octroyé un nombre élevé de crédits aux entreprises et usines dans les dernières années, ce qui provoque une offre qui est, aujourd’hui, beaucoup trop grande pour la demande.

Le prix d’un crédit (une tonne de CO2) est passé de 30 euros au printemps 2006 à moins de 1 euro, la semaine dernière. À ce prix, il serait peut-être plus avantageux pour les gros pollueurs d’acheter des crédits plutôt que d’investir dans des technologies permettant la réduction des gaz à effet de serre.

Gérald Fillion est journaliste spécialisé en économie à Radio-Canada. Consultez son carnet: www.radio-canada.ca/carnet.

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